J'ai décidé de fermer ce blog au profit de PourEcran qui se concacre entièrement aux critiques et analyse ciné/séries. Vous retrouverez les citations
sur mon tumblr : Patchword
La plupart des critiques sont transférées, améliorées sur P1E, le ton se voudra peut-être plus sérieux mais je vous invite à me suivre sur twitter pour accéder à l'envers du décor ! Merci à
toutes les personnes ayant suivi mes débuts bloguesques sur Overblog,
Doubt is a disease. It infects the mind, creating a mistrust of people’s motive and of one’s own perception. Doubt has the ability to call into question everything you’ve ever
believed about someone and reinforce the darkest suspicions of our inner circles.
On découvre la ville de Jericho par l’intermédiaire de Jake, le personnage principal de la série. A travers son voyage, les premiers éléments de la ville qu’on aperçoit sont des indications
topographiques, par exemple le panneau « Jericho 47 » ou « Welcome to Kansas ». Comme le titre le montre, nous arrivons dans un espace particulier, presque
un personnage à part entière, c’est la réussite de cet épisode. Le premier thème abordé, c’est-à-dire le retour du personnage principal dans sa ville natale est quant à lui, plutôt récurrent à la
télévision, on pense à Sarah dans Parenthood pour citer une série encore diffusée...
Dans ce cas, l’arrivée de Jake est primordiale, on note d’ailleurs la proximité phonétique entre son prénom et la ville de Jericho. Les « deux J » semblent liés, le héros pourrait être
considéré comme une incarnation de la ville, son double, son opposé. Il n’a pas le choix et doit réagir face au danger, alors qu’il avait quitté sa ville, fui son passé il devra désormais se
comporter en héros. La menace encore inconnue à ce stade de la série est relativement bien amenée puisque Jericho est l’histoire d’un petit univers ensoleillé qui se transforme en un
monde sombre et effrayant. Si l'on peut déjà avoir quelques présomptions quant à la suite des évènements, on pense à l'importance des ondes, notamment radiophoniques qui apparaissent à plusieurs
reprises, on ignore encore tout d’elle, on ne sait ni ce qu’elle est, ni d’où elle vient, or cette ignorance et cette impossibilité de localiser le danger sont toujours le meilleur vecteur de la
peur. Elles vont être source d’un repli sur soi de la communauté qui se resserrera presque en un huis clos, ce qui est d’ailleurs le cœur d’un grand nombre de films de Hitchcock. Les maisons
deviennent des refuges durant la nuit alors que la nature autrefois accueillante devient dangereuse. Le thème de l’unité et de la division sont abordés, les citoyens constituent une sorte de
grande famille, unie contre la menace, c’est la condition de leur survie. Jake deviendra une sorte de leader et se posera enfin en héros malgré son passé incertain, tous les problèmes et doutes
qu’il a pu avoir avant son retour à Jericho. On lui demande d'ailleurs "Where have you been ?", on ignore encore tout de lui, il possède cette part de mystère qui peut inciter le téléspectateur à
regarder les épisodes suivants, cette part de mystère qui se fond naturellement avec celle qui s'empare de la ville. Ainsi, la catastrophe révèlera une part de lui-même, c’est le double effet de
l’obscurité et de la douleur. Comme Eric Taylor le dit dans Friday Night Lights : (on pourrait, si on l’osait parler d’intersérialité au lieu d’intertextualité ! )
« We will now all be tested. It is these times...it is this pain...that allows us to look inside ourselves. » La source de destruction peut aussi être source
de construction de l’être humain, ce qui peut rendre la psychologie des personnages riche et profonde. La série a un certain potentiel de ce côté même si elle emprunte des chemins battus maintes
et maintes fois, elle devra se distinguer des autres pour ne pas tomber dans d’affligeantes banalités. La fin est un écho aux premières minutes, on conclut sur une voiture qui n’est, cette foi
plus dans la lumière mais dans la nuit. Un plan de corbeaux, symboles basiques du danger terminent l’épisode. « What’s happening ? » demande un personnage, cette question dirigera
l’ensemble de la série.
Mon avis : une série d’action très classique, sans surprises qui sait toutefois bien utiliser les codes des films catastrophe. Sans être extraordinaire, le pilote se fait assez solide et
pose de bonnes bases pour la suite. A suivre pour ceux qui aiment le genre.
"The relentless climb, the pain and anguish taking it to the next level... Nobody takes pictures of that. Nobody wants to remember. We just want to remember the view from the
top, the breathtaking moment at the edge of the world. That’s what keeps us climbing. And it’s worth the pain, that’s the crazy part. It’s worth anything."
“We're all susceptible to it, the dread and anxiety of not knowing what's coming. It's
pointless in the end, because all the worrying and the making of plans for things that could or could not happen, it only makes things worse. So walk your dog or take a nap. Just whatever you do,
stop worrying. Because the only cure for paranoia is to be here, just as you are.”
:
Parce qu'être sériephile n'est pas une maladie, il faut en parler.
>Critiques séries mais aussi cinéma. Musique, actualité... Stay tuned on Street smart with heart ! Je vous attends pour me contredire...ou pas !
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