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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:48

J'ai mis du temps à pénétrer ce film, il me plaisait déjà mais je ne le ressentais pas, j'avais dû le voir en "diagonale". Mais je l'ai vu une seconde fois et une troisième dans l'optique d'une critique/analyse (que vous pouvez retrouver sur mon "blog officiel" ici ) et... coup de foudre !

Sofia Coppola, je t'aime d'amour.

Lost in Translation a su me toucher personnellement, je me suis retrouvée dans cette douce errance à travers la ville, dans cette quête d'un je-ne-sais-quoi, dans cette rencontre éphémère et j'ai eu envie, moi aussi de chanter dans un karaoké sur une bande-son à la Coppola, et je me suis moi aussi promenée sans but ni raison dans des rues nocturnes. Ce beau sourire qui a illuminé le visage de Charlotte à la fin du film a aussi illuminé le mien et m'a emplie de joie et de mélancolie. Oui, tout à la fois. Qui a dit que la cinéaste n'était qu'ennui et dépression ?

Et finalement, je préfèrerais presque Lost in Translation à Somewhere qui m'avait ravie. Lost in Translation un antécédent de Somewhere, moins abouti ? Un mini-Somewhere, du Coppola toujours semblable ? Certainement pas, cela serait oublié la beauté cinématique mais vous retrouverez tout plus en détail dans mon analyse.

Bref, coup de coeur total pour Lost in translation, le film de la douce errance... et plaisir à regarder en boucle ces quelques scènes anthologiques.

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:43

Après une pause de deux ou trois semaines où j'ai déserté les salles de cinéma, je n'ai pu résister plus longtemps et suis allée voir Cloud Atlas. Déception devant ce film ambitieux dont je ne parlerai pas tout de suite. Récemment, Le monde fantastique d'Oz m'a charmée mais cela ne vous surprendra sans doute pas, c'est The Place beyond the pines qui a retenu mon attention. Si vous souhaitez lire ma critique, c'est par ici > Pour un écran

 

http://cdn-elle.ladmedia.fr/var/plain_site/storage/images/loisirs/cinema/news/j-y-vais-j-y-vais-pas/ryan-gosling-illumine-the-place-beyond-the-pines-2408680/35181282-1-fre-FR/Ryan-Gosling-illumine-The-Place-Beyond-the-Pines_mode_une.jpg

 

Le temps et la motivation me manquent hélas pour maintenir une activité régulière sur le(s) blog(s)  mais je ne les oublie pas ! Je proposerai sans doute une analyse plus poussée du film à l'occasion de la sortie DVD.

 

"Street smart with heart" étant un clin d'oeil à Veronica Mars*, je ne peux que me réjouir de la préparation du film néanmoins je m'étais accomodée à cette sensation d'inachevé que laissait la saison 3. L' amertume du final en était devenu douce et familière. Voilà que je m'inquiète de cette médiatisation à outrance, voilà que j'aimerais garder la mélancolie de Veronica pour moi, voilà que ce film me bouscule.  Veronica, c'était si doux de partager avec toi l'amertume de la vie...

Une affaire à suivre donc. Stay tuned !

 

* Street smart with heart décrivait l'héroïne sur une affiche promotionnelle de la série.

 

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Published by Anaïs - dans Cinéma
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 20:12

Cela faisait longtemps que j'attendais la sortie de An Unexpected Journey. Le Seigneur des Anneaux avait été pour moi comme pour beaucoup un évènement lors de l'adolescence, la trilogie avait ainsi acquis une dimension sacrée. Les symboles forts de Tolkien magnifiés par Jackson nous plongeaient dans l'incarnation même du genre épique. Des motifs simples tels que la chute, l'espoir, le renouveau s'avéraient particulièrement forts. Longtemps, j'ai gardé à l'esprit Dame Galadriel guidant Frodon, en quelque sorte sa douce image me donnait de l'espoir, la motivation et l'envie de vivre pour mes rêves. J'imaginais un lointain futur où un moi heureux et accompli se rendrait au cinéma pour voir Le Hobbit et se rappeler ses années d'adolescence, d'errance plus ou moins tourmentée avec un sourire au lèvre signifiant "que de chemin parcouru, j'ai réussi". Ai-je réussi ? Ai-je parcouru autant de chemin que je le souhaitais ? Probablement pas mais j'ai compris l'importance de ce chemin, j'ai perçu sa manière de me changer et c'est cette nouvelle trilogie qui me donne une conviction : un nouveau voyage commence, une page se tourne. Libérée de certains doutes qui m'entravaient, d'un certain manque de confiance, je ne me contente plus d'observer le monde mais j'essaye bel et bien d'y trouver ma place. L'ai-je trouvée ? Certainement pas mais chaque jour j'y travaille, m'arrêtant devant un film tel que Le Hobbit quand ma volonté vascille et que de vains questionnements s'emparent de mon esprit. Alors non, le jour où je suis retournée dans la Comté, n'était pas l'heureux aboutissement de l'adolescence mais il m'a rappelé pourquoi j'aimais tant la trilogie de Peter Jackson, en quoi l'épique donnait envie d'être meilleur et surtout aidait à mieux accepter la vie telle qu'elle est. Après tout, rien ne devient plus simple avec le temps, nous apprenons à mieux faire face aux choses, les obstacles peuvent se multiplier...qu'importe nous saurons les franchir et nous nous découragerons moins facilement.  Ce dernier seuil avant la vie active aura donc pour bande-originale celle de Howard Shore et j'en suis bien heureuse. Alors merci Peter Jackson.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 21:55

Retrouvez la critique de Drive : Drive, "there's something inside you, it's hard to describe" sur "Pour 1 écran" mon nouveau blog...

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 22:26

J'avais promis de parler des Petits mouchoirs, l'automne arrive alors je me lance ! Une version plus aboutie, mieux construite apparaîtra sur Pour1Ecran. (un jour...!)

 

Je me suis enfin décidée à faire la critique du film, et je peux déjà vous dire qu'il m'a rendue perplexe. Il aura fallu attendre plusieurs mois après sa sortie ciné pour que je le revois et organise mes idées autour de lui. Mes premières impressions sont désormais lointaines, tout comme les critiques que j'ai lues, dans un sens je me sens libérée. Je m'explique : certains artifices peuvent facilement avoir le spectateur, par exemple une chanson triste, de bons acteurs... et le cinéaste joue avec nos sentiments, on trouve ça tantôt émouvant tantôt drôle mais cela ne signifie pas que c'est un bon film. Plusieurs mois plus tard il ne reste plus grand chose de ces éphémères éclats, de rire ou de larmes. Quant aux critiques, elles nous influencent facilement,  si elles sont bien argumentées on se laisse convaincre sans forger ses propres opinions. Mais aujourd'hui : here I am !

(il est évident qu'on ne se pose pas tant de questions pour des coups de cœur, des chef d'œuvres)

 

http://images.commeaucinema.com/news/208_153829.jpg

(affiche simple mais réussie, une bande de potes, ils sont ensemble mais désunis, chacun étant lui-même morcelé)

 

 

Je ne suis pas trop fan du cinéma français, il ne correspond pas à mon univers,  ma façon de voir le monde mais avec Guillaume Cannet, cela change un peu. Car il incarne le cinéma du nouvelle génération. Bien sûr, pour les grincheux ça ne représente pas la société française mais ce serait prétentieux de vouloir le faire. C'est un film personnel, il parle de l'univers qu'il connaît, notamment des parisiens en vacances. Les acteurs sont bons (ça sonne plutôt juste) mais si je ne devais en citer qu'un ce serait Benoît Magimel, c'est lui qui m'a le plus touchée. C'est un film sincère qui répond à un gros manque. Une belle bande-son (et je suis contente de voir que des groupes américains bien sympathiques sont enfin pris en compte en France), certains disent que c'est un film un peu moralisateur sur les bords, je ne suis pas d'accord parce qu'il ne donne pas de réponses, c'est une tranche de vie. On ne connaît ni le passé ni le futur des personnages. Bref j'ai eu un doute au début du film (peut-être est-il surestimé, ce n'est que l'histoire d'un bande de potes hypocrites) mais peu à peu je me suis laissée prendre par l'histoire, je me suis attachée aux personnages, à ces bobos parisiens et j'ai compris que le film portait bien son titre. Un sujet qui m'a toujours tenu à cœur, Les Petits mouchoirs...(ceux qu'on pose en écran entre nous et les autres, ceux qui font croire que tout va bien quand ce n'est pas le cas)

Bref, merci à Guillaume Canet d'avoir porté cette réflexion au cinéma Cela laisse espérer un avenir positif pour la génération future, si elle n'est pas bridée, ni trop prétentieuse ou enfermée sur elle-même.


L'hypocrisie qui apparaît n'est que réalisme par rapport à la société dans laquelle on vit. Oui, notre petit monde est hypocrite, Guillaume Cannet le critique trop légèrement pour certains, c'est qu'il porte sur ses personnages un regard tendre. Il nous le transmet (ce qui me réconcilierait presque avec ...) il ne peut pas les critiquer ouvertement puisqu' il en est lui-même issu. C'est le nœud du film, ce qui le rend complexe. Le film n'est donc pas du tout moralisateur, il n'apporte pas de réponses, seulement des questions.

Cela illustre une tentative : celle de prendre du recul par rapport à ce monde, d'avoir sur lui une vision plus objective en le recréant dans un scénario. Cela apparaît dans les mouvements de caméra, qui donnent une impression de réalisme. Ce naturel est bien sûr accentué par l'alchimie entre les acteurs, le cinéma français nous propose pour une fois un univers plausible, le ton est juste. Ce n'est plus du théâtre à l'écran, nous sommes au cinéma.

Ce film est personnel c'est ce qui le rend sincère mais ce qui le prive aussi d'un regard extérieur. Canet a réalisé la majeure partie du film seul, un travail immense pend que sa bande s'amusait. (tout comme dans le film, il les aime ses amis il ne leur en veut pas mais ils l'ont quand même laissé parfois, parce que c'est comme ça, parce que c'est la bande. Moi je n'ai jamais compris ça. du coup j'ai toujours plus ou moins rejeté les bandes. Et c'est ce que je voulais dire en affirmant que peut-être ce regard sincère et tendre m'avait engagé à la réconciliation avec les autres -l'altérité un sujet toujours aussi fascinant...- mais aussi que les critiques du film m'avaient rappelé que des gens croyaient encore à la vrai amitié. en ce sens ce n'est pas moral chez Cannet, c'est vrai mais pour lui c'est histoire n'est qu'un tournant, l'histoire ne s'achève pas à chacun d'écrire la suite, sa suite. Déciderez-vous de changer le destin et de lever les petits mouchoirs, de cesse de vous mentir à vous-même ? Le réalisateur a l'intelligence de ne donner aucune réponse, de ne juger personne.  C'est la vie et dépasser les critiques et rancœurs personnelles pour un regard désintéressé n'est peut-être pas une faiblesse. Je l'avance  sans certitude, je me demande simplement. Certains auraient aimé un portrait social de la France d'autres une franche critique du bobo parisien. Ce n'était pas le but même s'il faut l'avouer les discussions générées par le film jouent ce rôle.

Le film est trop long, on parle d'une trop grande ambition, je parlerai d'une trop grande implication personnelle de son créateur. Certaines scènes sont superflues, peut-être lourdes, par exemple le vomi de Dujardin. Les allusions au sexe étaient-elles utiles dans ce contexte ? Je n'en suis pas non plus certaine, on se rappelle la femme de Vincent assez désespérée la nuit sur des sites érotiques.

Trop de discours à l'enterrement, un peu trop de pathos, des minutes superflues. (les larmes de Cotillard) mais une belle scène entre Max et Vincent. On espère que ces personnages changeront leurs vies même si l'on devine qu'Eric ne le fera pas. Après avoir dévoilé ses sentiments il reprend une conversation des plus triviales.

On sent une trop grande application à toucher le spectateur, on doit l'émouvoir, le faire pleurer. Cela manque effectivement de simplicité mais surtout, l'on s'éparpille à travers les personnages.

  Marion Cotillard éclipse un peu les autres actrices mais l'on ressent le désarroi de la femme de Vincent, un des personnages finalement les plus discrets et sympathiques (une belle réaction après la découverte des problèmes existentiels de son mari) surtout quand elle court, j'adore ce passage. Chacun court, seul face à lui-même et ses problèmes. Le copain, prof de sport apporte de la légèreté, on peut probablement le retrouver dans notre propre réalité. Les éléments sont bien issus de la réalité. On ne l'aime pas, peut-être mais c'est la notre. Ainsi dire que cette bande est pitoyable et hypocrite pour critiquer le film n'est pas subtile. Parce que c'est vrai,  parce que c'est justement le thème du film.

Les personnages sont légèrement caricaturés mais drôles, sincères, touchants. (on sera tous d'accord à ce propos, et mêmes les critiques les plus acerbes, le casting est excellent) En quoi ces personnages sont-ils intéressants ? Ces bobos parisiens sont en fait tous comme Vincent.

Le personnage de Benoït Magimel, amoureux de Cluzet vit une situation déchirante, on est dans comédie elle est donc parfois drôle pas toujours réaliste mais si perturbante, émouvante. J'adore cette amitié, cette relation ambigüe, ce mal-être. Cette vision de l'homosexualité (on a en général droit à d'affreux clichés, des stéréotypes issus de temps anciens, c'était un peu le cas dans Clara Sheller d'ailleurs)

 Les vacances ce n'est pas forcément la joie. c'est bien vu. On se lâche mais nos problèmes profonds sous toujours tapis au fond de nous, n'attendant qu'une occasion pour ressurgir. C'est peut-être même l'esprit libéré des contraintes de la vie quotidienne, qu'ils vont pouvoir exploser et nous miner. Quand Vincent frappe Max, les problèmes de chacun ressurgissent, ces poids qu'ils avaient toujours eu sur le cœur se révèlent au grand jour, les masques tombent et cette joyeuse illusion des vacances tombe. A son bureau Vincent apparaît tel qu'il est, un personnage brisé, perdu, plein de doutes et d'angoisses.

 On aurait aimé en savoir plus sur la relation de Marie avec le mort. mais ce mystère sur le passé, sur le futur sont une caractéristique du film. C'est une tranche de vie, j'y trouve une identité française, ça s'oppose au cinéma américain : des tranches de vie, sans jugement, sans raison. Spectateur, on te donne des images, débrouille-toi avec. Tout est brut. Je ne te guide pas, je te donne à voir des vies. Un héritage de la Nouvelle vague ? Paris, l'amour, la mort. On est "à bout de souffle" dans "Les Petits mouchoirs". Cela révèle évidemment la prévalue de la mise en scène sur le scénario (car oui c'est tout un art de produire un scénrio, contrairement à ce que disait un étudiant en réalisation à la FEMIS, il ne suffit pas de prendre un crayon et du papier, bref.)

http://lebuzz.info/wp-content/uploads/2011/04/critique-film-les-petits-mouchoirs.jpg

   On découvre même (bin non...je ne connaissais pas vraiment avant de voir le film) Yodelice, encore un pote à Cannet me direz-vous. C'est normal c'est un film personnel ! Moi j'apprécie, il faut bien que le cinéma français s'engage vers une nouvelle voie, je préfère ce visage là que l'autre. Evidemment on peut faire un bond de 30 ans en arrière et se rappeler de bons films mais ça fait loin... (en fait je n'étais même pas née alors ça explique le manque chez ma génération. Même si on connaît des classiques on a besoin de se projeter, d'attendre une nouveauté, d'être ému par elle. Et on se dira dans 20 ans ah oui je me souviens de cette année-là... Bref, je m'égare encore.)

 

La BO * aide beaucoup mais la scène du cimetière est bouleversante en elle-même, c'est peut-être facile, voire simplet mais c'est réussi. C'est très américain je trouve.

* (je l'écoute en ce moment et mince, elle est sacrément bien choisie) américaine, des groupes qu'on connaît hélas peu en France, merci Guillaume Cannet. Band of horses (la chanson de ma terminale, Jet Are you gonna be my girl celle de ma troisième) et quand on me demandait ce que j'écoutais on me regardait avec des yeux ronds. es collégiens d'aujourd'hui ne sont pas différents, à part David Guetta, le rap, le haren'b de bas étage et Renée la taupe ils ne connaissent rien...

 

Bref, pas un chef-d'oeuvre, pas très subtile mais un très bon pas pour le cinéma français.

Pour le terme ami qui en choque beaucoup, disons qu'il s'agit du sens le plus bas : pote ou connaissance. Rien à voir avec l'amitié, cela montre justement l'esprit de la société actuelle. Tout appartient à un réseau social, les relations se créent et se défont rapidement, on perd de vue ceux qu'on appelait ami. Ce n'est pas ma définition de l'amitié. Mais au fond, ça a peut-être toujours été ainsi, sinon pourquoi Aristote et Montaigne auraient consacré tant de temps à la définir ?

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 17:54

 Apparemment le film est fidèle aux premiers Marvel mais n'étant pas spécialiste du genre, il m'est difficile d'en parler. (je vous dirigerai donc vers cette critique, on ne peut plus enthousiaste de Delromainzika : Captain America, une adaptation dépassant les attentes.) Ce n'est pas du grand cinéma, on n'atteint évidemment pas la dimension des derniers Batman, ni la qualité des Spiderman de Sam Raimi mais l'on apprécie ce blockbuster, bien construit malgré des longueurs et une surenchère d'explosions  qui est presque parvenue à m'ennuyer. Il s'agit donc d'un show à l'américaine, de ceux qu'on aime et dont les symboles nous font rêver.

Et justement, le manichéisme est de règle dans Captain America, il répond à l'époque du film mais nous surprend également car il se fait plus rare de nos jours. Le succès de Batman en est un très bon exemple, on cherche à approfondir ces histoires, nottamment la personnalité des méchants. Le dernier Superman présentant un Lex Luthor lisse échoue tandis que la série Smallville s'étant longuement intéressée à ses origines a connu un succès notable. Est-il donc encore possible de faire du super-héros comme autrefois ? On ne peut nier le charme de Captain America lié à cette ancienne Amérique, lié à cette lutte du bien contre le mal, tout simplement... En temps de crise on ne peut identifier de coupable même si on en ressent le besoin à travers Kerviel et cie, emblèmes de la crise, dans notre vie personnelle on ne peut pas toujours agir pour améliorer les choses, on ne peut donner un sens aux malheurs par des biens supérieurs. Or, dans ce monde de super-héros, tout est plus simple, au moins en apparence. L'Histoire-même puisqu'on nous plonge dans une guerre mondiale édulcorée.

http://media.paperblog.fr/i/431/4318305/captain-america-first-avenger-video-bande-ann-L-7dYS23.jpeg

 

Ainsi Captain America est très classique, on y retrouve des ingrédients basiques : la mort d'un parent ou d'un ami qui finira de forger la volonté de notre héros, (le professeur jouant ici le rôle du père ou du créateur, ses paroles sages guideront le personnage et lui rappelleront ses orignes) une histoire d'amour impossible qui lui brise le cœur l'entraînant dans une insondable solitude, un vilain aussi vilain qu'hideux.  L'honnête Steve, au coeur pur est courageux, un peu maladroit dans les relations sociales (cf Clark Kent, Peter Parker...) mais surtout opiniâtre. Rien d'original mais c'est réussi. Green lantern étant sorti peu avant, The Dark knight rises, les prochains Superman (toujours à l'écart des autres) et Spiderman comptant parmi les films les plus attendus des années suivantes, on peut se demander quelle est l'ampleur de la vague super-héroïque ! Une question est de plus en plus fréquente : Marvel ou Comics ? Peu importe la réponse,  cela montre leur retour en force, cette émulation me semble bénéfique.  Si c'est le cas, cela annonce d'ores et déjà des sujets d'études aussi riches que fascinants. Entre nos rêves d'enfance et  nos doutes d'adultes, ils n'ont pas fini de nous captiver, ces super-héros et ce n'est pas pour me déranger...

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 09:17

En cette période de vacances d'été, j'ai décidé d'innover. Les créateurs du blog Les Plumes asthmatiques m'avaient proposé d'écrire une chronique pour eux en invité, j'avais accepté avant de me demander quel sujet j'allais bien pouvoir choisir...! Finalement, j'ai songé à l'engouement pour la 3D, vous pouvez donc découvrir ma chronique à cette adresse : 3D VS 2D

 

En bonus : Swing Little girl

 

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 14:22

(Plutôt pour ceux qui ont déjà vu le film...)

 

 

Juno, c'est beau. Juno c'est une BO. D'ailleurs le film se raconte à travers elle, d'ailleurs, qui n'a pas souri en entendant "Anyone else but you" ?

Je pourrais vous parler de cette adolescente pas comme les autres, de son regard sur la vie, des dialogues drôles ou tristes, je pourrais vous dire à quel point son histoire d'amour est touchante, à quel point la réalisation est réussie mais je ne m'étendrai pas... Les garçons portent tous le même short, ils courent tandis qu'elle passe au milieu d'eux,  ce genre de plan revient régulièrement, c'est bien pensé. Cette fille au drôle de prénom est différente comme le dit la mère de Paulie Bleeker. Ce film assez léger ne tombe jamais dans les clichés, intelligent, teinté d'humour il nous ballade de chanson en chanson.  (au sens propre quand on voit les premières minutes) C'est du teen  comme je l'aime avec des acteurs toujours justes. (les sériephiles auront une pensée pour Alias ou The Closer) L'accent n'est pas mis sur la grossesse, on la voit simplement passer au rythme des saisons, peu de prises de tête avec Juno, bref un film très sympathique que j'ai manqué à sa sortie ciné (mais je faisais quoi en 2007 ?) L'adolescente erre encore entre l'enfance avec son drôle de téléphone hamburger et l'âge adulte mais son indépendance, son sens de la répartie font d'elle un être remarquable, plus mature que la plupart des adultes. Une question revient souvent, mais comment se définit-elle ? Elle ne peut pas répondre, elle ne peut rentrer dans une case créée par la société, elle c'est Juno, c'est tout ce qu'on peut dire !  Sa relation avec son père est elle aussi loin des stéréotypes, sa petite discussion avec lui à propos de l'amour est assez amusante. Tout ce qui pourrait être sérieux est dédramatisé dans Juno, c'est la vie et on la prend comme elle vient avec humour ou amour. L'idée du "le garçon que tu choisiras devras t'aimer pour ce que tu es, même quand tu seras moche, etc" est assez classique mais donne une jolie couleur à l'histoire, la fin s'annonce tranquillement... Le film m'a tellement charmée que je n'ai pu lui trouver de défauts, que je lui ai mis 5 étoiles sur Allocine (ce qui n'a en soi aucune importance) et que j'ai déjà téléchargé sa BO. Beaucoup de Kimya Dawson, du Belle & Sebastian et le meilleur pour la fin : "Anyone else but you" interprété par Michael Cera et Ellen Page.

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 15:09

J'ai hésité avant de faire cette petite critique mais ayant adoré le film, j'ai décidé de vous faire partager mon avis...

Blue Valentine, c'est une douleur sourde qui vous envahit, celle des histoires d'amour qui finissent mal. J'ai beaucoup pensé à Eternal Sunshine of the spotless mind en le voyant... Les acteurs sont excellents (Ryan Gosling et Michelle Williams), la BO est excellente, la réalisation, très typée films d'auteur (d'où la nomination au célèbre festival américain de Sundance) est je trouve un petit bijou. Le film est finalement assez court, le scénario dégage une sorte de simplicité et de fluidité en même temps. Je ne m'attendais pas tout à fait à ça après avoir vu la bande-annonce, le film passe vraiment très vite, comme si on n'avait pas le temps de se saisir de l'histoire... La mise en scène est placée sous le signe de la spontanéité, de la sincérité notamment grâce à certaines improvisations. On est bien dans du "Sundance" ici, la liberté artistique est laissée aux acteurs. L'entrelacement des deux époques, l'amour naissant puis la déconstruction de la relation se font écho. On trouve encore de la tendresse entre les personnages, c'est en cela que j'ai pensé au film de Michel Gondry, une sorte de fatalité qui les sépare et les attire en même temps.

http://thecurrent-online.com/wp-content/uploads/2011/01/Blue_Valentine_6144.jpg

 

La dernière scène est bouleversante, Dean s'éloigne et un feu d'artifice s'esquisse au loin. La mélancolie est au coeur de l'histoire mais apparaît aussi dans l'ambiance, le flux et reflux des souvenirs tantôt doux, tantôt tristes.

Le réalisateur, Dereck Cianfrance accorde beaucoup d'importance à la mémoire, au souvenir, il fait défiler devant nos yeux une romance qui naît, puis se défait. On ne vit jamais l'histoire, on en est complice, comme si dans la vie il y avait toujours une caméra au coin de la pièce pour nous épier, la caméra de la mémoire, celle qui transmet, déforme les images du passé. On est dans cette partie de l'esprit des personnages, on assiste à leur vie, on en suit les premiers regards, les premiers baisers, les premiers malaises sans rien pouvoir penser d'autre que "c'est la vie". Oui cette souffrance qui joue en sourdine mais sans jamais nous quitter, c'est la vie et comme son nom l'indique, Blue Valentine est l'histoire d'un amour brisé mais d'un amour vrai.

 

 

La raison a toujours été impuissante face ce sentiment : éviter le blues, ce ne serait pas vivre, il faudrait donc accepter les évènements, bons ou mauvais, puisque le plus intéressant est semble-t-il de se façonner des souvenirs, comme le montre Eternal Sunshine of the spotless mind où Joel est totalement désemparé en les sentant s'éloigner, s'effacer. L'image de la plage était d'ailleurs très forte, l'eau qui s'avance, emporte avec elle quelques grains de sables et qui à chaque nouvelle vague rend les contours de la vie plus flous. Dans Blue Valentine, Dean rappelle à Cindy dans leur cuisine, l'antre du quotidien qui les ronge "pour le meilleur et pour le pire", il ne comprend pas que ça ne marche plus, que l'amour ne soit pas suffisant. L'incompréhension est la pire des tortures d'où un fatalisme latent. La vie qui devient pesante, la routine qui s'installe... tout est sous-jacent mais on n'en parle jamais vraiment, comme si les explications n'avaient finalement aucun sens ou intérêt, que face aux souvenirs elles perdaient leur cohérence. Se raccrocher à des éléments rationnels est donc aussi vain qu'en début de relation, ils ne se ressemblaient pas, elle faisait des études (comme ses parents ne manquent pas de le rappeler au cours d'un repas), en fin de relation ce n'est pas la présence de leur fille qui sauvera leur couple. "Tu penses à elle ?" demande-t-il. Elle y pense mais il semble que personne ne puisse influer sur le cours des évènements, la vie défile tel un souvenir sur lequel on n'a aucun contrôle. La grossesse elle-même n'était pas désirée, on devine que Cindy n'a jamais été heureuse (ses relations avec les hommes semblent peu saines), que sa rencontre avec Dean ne pouvait éclipser que temporairement ses questions existentielles mais peu importe puisque le générique de fin donne la dernière note aux souvenirs, quelques flashs au milieu des feux d'artifice, quelques souvenirs éphémères qui se révèlent puis se retirent...


Je m'arrêterai là ayant eu l'impression, pour mes études de ne parler que de cette fatalité depuis un an ! Je me retire moi aussi, chers lecteurs avant que la mélancolie ne s'empare de moi, je pars naviguer vers d'autres flots, vous laissant toutefois quelques notes...

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:49

Cette fois, pas d'analyse ni vraiment de critique, juste un retour en douceur sur le blog, un retour en douceur sur... un film ? Peut-on dire que c'est un film ? Oui, peut-on qualifier The Tree of life de film ? Peut-on seulement le qualifier ? 

Les avis divergent à propos de cet ovni cinématographique, le seul élément dont on peut être sûr c'est qu'il ne laisse pas indifférent, on aime ou on déteste mais difficile de ne pas être marqué par lui.

http://www.enzian.org/images/uploads/tree_of_life_pitt.jpg

 

Ce film est démesuré par son ambition, sa longueur, c'est du Terrence Malick ! Il est donc très difficile d'en parler de le commenter, d'autant plus que le scénario est décousu et ce n'est pas un hasard, ce point en peut donc pas être retenu contre le film. Il s'agit de la vie que le réalisateur a tenté de capter, la vie dans son ensemble, celle qui nous dépassé, celle qu'on ne comprend pas. Inutile donc de vouloir comprendre le film parce que la vie elle-même est une énigme. On rejoint la dimension spirtuelle ou théologique de l'oeuvre, toutes ces questions sans réponse à Dieu. "Where were you ?" est récurrent, prononcé par plusieurs personnages. "Where were you ?" La religion ne peut exister sans cette question précise et Terrence Malick l'a compris.

En fait pour parler de ce film on peut se pencher sur tout ce qu'on ne comprend pas dans la vie, dans ce Tree of life.

La relation entre Jack et on père se veut terriblement problématique, ils s'aiment mais se déchirent, finalement ils se ressemblent. Le personnage de Brad Pitt est parfois violent ou détestable mais d'une complexité étonnante. Bref, il ne peut que vous rendre perplexe.

Il correspond à la nature, tandis que sa femme est la grâce. La dichotomie est fixée dès le début du film.

"There are two ways through life: the way of nature, and the way of Grace. You have to choose which one you'll follow."

Mr O'Brien regrettera son choix en perdant son travail, ses illusions. Tous ses choix avaient été motivés par cette certitude : ils étaient nécessaires. Il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut, ne jamais renoncer... Quand il réalise que ça ne suffit pas toujours, son univers entier s'effondre. Puisque sa théorie n'est plus valable il ne peut plus vivre de la même façon. Si le film repose sur l'énigme de la vie, une réponse nous est tout de même donnée en écho à ses réflexions : le seul moyen de vivre est d'aimer. C'est la morale du film. Nous en tant qu'être minuscules ne pouvons rien maîtriser, comme le montre les images grandioses de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Comment comprendre un univers qui nous dépassé mais dont nous faisons pourtant partie ?

 

Certains peuvent penser que le film, où il est difficile de suivre le scénario et où les paysages prennent une grande part n'est qu'une succession de tableaux magnifiques, que ce n'est pas du cinéma. Mais ces tableaux sont portés par un mouvement perpétuel, celui de la vie, rien n'est jamais fixe dans The Tree of life, le spectateur est emporté dans les flots de la vie avec le vent, la mer, la rivière, la caméra qui glisse rapidement, s'agite, les personnages qui marchent souvent, courent, les volcans qui entrent en éruption, les cellules microscopiques... Tout n'est que mouvement dans The Tree of life, or le cinéma c'est du mouvement, par étymologie (en grec kínêma = mouvement). La Moldau de Bedrich Smetana est donc particulièrement bien choisi parmi la BO du film, le compositeur ayant voulu donner l'impression que l'on suivait le cours d'une rivière. (et on note que la BO originale est composée par Alexandre Desplat, non ce n'est pas négligeable ! )

Si le film peut paraître lent, si l'on se demande à plusieurs reprises si la fin est proche, ce n'est qu'à cause de notre regard qui, habitudé à la vitesse perd ses capacités de contemplation. Avec The Tree of life, il ne faut aucune attente particulière, il ne faut pas essayer de tout comprendre mais juste se laisser immerger dans le courant du film, juste se laisser porter par la rivière et accepter les images sublimes qui se révèlent à nos yeux.

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Le thème de l'arbre revient souvent, on ne l'oublie jamais. On peut penser par moments que l'on s'égare, mais pourtant on y revient toujours, je pense que tout est bien mieux maîtrisé qu'on ne peut l'imaginer. En fait The Tree of life est une sorte d'odyssée de la vie, une oeuvre monumentale, parfois incompréhensible, est-ce de la folie, du génie (je pense à l'apparition d'un dinosaure, je pense à la fin sur la plage, où l'on insiste davantage encore sur l'aspect spirituel, à la fin qui s'éternise), de l'excès ? Oui, c'est tout à la fois, c'est enivrant, c'est puissant, mystérieux, ça laisse perplexe, c'est étrange, inédit, percutant, virvoltant comme la vie et la mort mais surtout très poétique. Ce film est au cinéma ce que la poésie est à la littérature, The Tree of life est une ode à la vie mais le plus étrange est encore son réalisme. Cela peut venir des plans, de la mise en scène, des acteurs, du scénario qui nous immerge dans les souvenirs d'une famille, les souvenirs sont aléatoires et puissants, Proust en avait une conscience aigüe. Avec cette famille, on sourit, on pleure, on est mal à l'aise mais le film est tellement atypique, il nous surprend tellement qu'on ne sent pas son caractère fictionnel, juste un réalisme exacerbé doté d'une sensibilté étonnante devant la nature et la vie. Rien ne le résumera jamais mieux que le titre :

 

The Tree of life

 

Et si vous n'avez pas été sensible à la vue de ce petit peton, alors vous avez un coeur de pierre !

 

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Published by Le veilleur - dans Cinéma
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