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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 13:21

Norah

 Pense à tous les gens qui aimeraient recommencer à zéro. En fait, tu peux le faire.

Holly

Mais une fois que c'est parti, c'est parti.

Norah

Alors lâche prise...

Holly

Le passé, parfois c'est un gros poids sur les épaules alors lâche prise.

Norah

Tu vas y arriver.

Holly

Oui, je peux le faire.

 

[Saison 5, épisode 12]

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:01

"Et la parole de pierre tomba sur mon sein encore vivant. J'y étais préparée. De toute façon, je m'y ferai. Aujourd'hui j'ai beaucoup à faire, il faut que je tue ma mémoire jusqu'au bout. Il faut que l'âme redevienne comme de la pierre. Revivre, il faut que j'aprenne."

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:08

"Non, ce n'est pas moi, c'est quelqu'un d'autre qui souffre.

Souffrir ainsi, je ne l'aurais pas pu. Et que les draps noirs recouvrent

Ce qui est arrivé.

Et qu'on emporte les lanternes...

                              Il fait nuit."

 

(poème 3 de Requiem)

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 21:21
"Un sentiment ignoré c'est comme un cousin saoul ds une réunion de famille, on n'arrive jamais à le faire taire et on ne peut entendre personne d'autre."
Norah Walker, saison 5 épisode 5
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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 22:26

J'avais promis de parler des Petits mouchoirs, l'automne arrive alors je me lance ! Une version plus aboutie, mieux construite apparaîtra sur Pour1Ecran. (un jour...!)

 

Je me suis enfin décidée à faire la critique du film, et je peux déjà vous dire qu'il m'a rendue perplexe. Il aura fallu attendre plusieurs mois après sa sortie ciné pour que je le revois et organise mes idées autour de lui. Mes premières impressions sont désormais lointaines, tout comme les critiques que j'ai lues, dans un sens je me sens libérée. Je m'explique : certains artifices peuvent facilement avoir le spectateur, par exemple une chanson triste, de bons acteurs... et le cinéaste joue avec nos sentiments, on trouve ça tantôt émouvant tantôt drôle mais cela ne signifie pas que c'est un bon film. Plusieurs mois plus tard il ne reste plus grand chose de ces éphémères éclats, de rire ou de larmes. Quant aux critiques, elles nous influencent facilement,  si elles sont bien argumentées on se laisse convaincre sans forger ses propres opinions. Mais aujourd'hui : here I am !

(il est évident qu'on ne se pose pas tant de questions pour des coups de cœur, des chef d'œuvres)

 

http://images.commeaucinema.com/news/208_153829.jpg

(affiche simple mais réussie, une bande de potes, ils sont ensemble mais désunis, chacun étant lui-même morcelé)

 

 

Je ne suis pas trop fan du cinéma français, il ne correspond pas à mon univers,  ma façon de voir le monde mais avec Guillaume Cannet, cela change un peu. Car il incarne le cinéma du nouvelle génération. Bien sûr, pour les grincheux ça ne représente pas la société française mais ce serait prétentieux de vouloir le faire. C'est un film personnel, il parle de l'univers qu'il connaît, notamment des parisiens en vacances. Les acteurs sont bons (ça sonne plutôt juste) mais si je ne devais en citer qu'un ce serait Benoît Magimel, c'est lui qui m'a le plus touchée. C'est un film sincère qui répond à un gros manque. Une belle bande-son (et je suis contente de voir que des groupes américains bien sympathiques sont enfin pris en compte en France), certains disent que c'est un film un peu moralisateur sur les bords, je ne suis pas d'accord parce qu'il ne donne pas de réponses, c'est une tranche de vie. On ne connaît ni le passé ni le futur des personnages. Bref j'ai eu un doute au début du film (peut-être est-il surestimé, ce n'est que l'histoire d'un bande de potes hypocrites) mais peu à peu je me suis laissée prendre par l'histoire, je me suis attachée aux personnages, à ces bobos parisiens et j'ai compris que le film portait bien son titre. Un sujet qui m'a toujours tenu à cœur, Les Petits mouchoirs...(ceux qu'on pose en écran entre nous et les autres, ceux qui font croire que tout va bien quand ce n'est pas le cas)

Bref, merci à Guillaume Canet d'avoir porté cette réflexion au cinéma Cela laisse espérer un avenir positif pour la génération future, si elle n'est pas bridée, ni trop prétentieuse ou enfermée sur elle-même.


L'hypocrisie qui apparaît n'est que réalisme par rapport à la société dans laquelle on vit. Oui, notre petit monde est hypocrite, Guillaume Cannet le critique trop légèrement pour certains, c'est qu'il porte sur ses personnages un regard tendre. Il nous le transmet (ce qui me réconcilierait presque avec ...) il ne peut pas les critiquer ouvertement puisqu' il en est lui-même issu. C'est le nœud du film, ce qui le rend complexe. Le film n'est donc pas du tout moralisateur, il n'apporte pas de réponses, seulement des questions.

Cela illustre une tentative : celle de prendre du recul par rapport à ce monde, d'avoir sur lui une vision plus objective en le recréant dans un scénario. Cela apparaît dans les mouvements de caméra, qui donnent une impression de réalisme. Ce naturel est bien sûr accentué par l'alchimie entre les acteurs, le cinéma français nous propose pour une fois un univers plausible, le ton est juste. Ce n'est plus du théâtre à l'écran, nous sommes au cinéma.

Ce film est personnel c'est ce qui le rend sincère mais ce qui le prive aussi d'un regard extérieur. Canet a réalisé la majeure partie du film seul, un travail immense pend que sa bande s'amusait. (tout comme dans le film, il les aime ses amis il ne leur en veut pas mais ils l'ont quand même laissé parfois, parce que c'est comme ça, parce que c'est la bande. Moi je n'ai jamais compris ça. du coup j'ai toujours plus ou moins rejeté les bandes. Et c'est ce que je voulais dire en affirmant que peut-être ce regard sincère et tendre m'avait engagé à la réconciliation avec les autres -l'altérité un sujet toujours aussi fascinant...- mais aussi que les critiques du film m'avaient rappelé que des gens croyaient encore à la vrai amitié. en ce sens ce n'est pas moral chez Cannet, c'est vrai mais pour lui c'est histoire n'est qu'un tournant, l'histoire ne s'achève pas à chacun d'écrire la suite, sa suite. Déciderez-vous de changer le destin et de lever les petits mouchoirs, de cesse de vous mentir à vous-même ? Le réalisateur a l'intelligence de ne donner aucune réponse, de ne juger personne.  C'est la vie et dépasser les critiques et rancœurs personnelles pour un regard désintéressé n'est peut-être pas une faiblesse. Je l'avance  sans certitude, je me demande simplement. Certains auraient aimé un portrait social de la France d'autres une franche critique du bobo parisien. Ce n'était pas le but même s'il faut l'avouer les discussions générées par le film jouent ce rôle.

Le film est trop long, on parle d'une trop grande ambition, je parlerai d'une trop grande implication personnelle de son créateur. Certaines scènes sont superflues, peut-être lourdes, par exemple le vomi de Dujardin. Les allusions au sexe étaient-elles utiles dans ce contexte ? Je n'en suis pas non plus certaine, on se rappelle la femme de Vincent assez désespérée la nuit sur des sites érotiques.

Trop de discours à l'enterrement, un peu trop de pathos, des minutes superflues. (les larmes de Cotillard) mais une belle scène entre Max et Vincent. On espère que ces personnages changeront leurs vies même si l'on devine qu'Eric ne le fera pas. Après avoir dévoilé ses sentiments il reprend une conversation des plus triviales.

On sent une trop grande application à toucher le spectateur, on doit l'émouvoir, le faire pleurer. Cela manque effectivement de simplicité mais surtout, l'on s'éparpille à travers les personnages.

  Marion Cotillard éclipse un peu les autres actrices mais l'on ressent le désarroi de la femme de Vincent, un des personnages finalement les plus discrets et sympathiques (une belle réaction après la découverte des problèmes existentiels de son mari) surtout quand elle court, j'adore ce passage. Chacun court, seul face à lui-même et ses problèmes. Le copain, prof de sport apporte de la légèreté, on peut probablement le retrouver dans notre propre réalité. Les éléments sont bien issus de la réalité. On ne l'aime pas, peut-être mais c'est la notre. Ainsi dire que cette bande est pitoyable et hypocrite pour critiquer le film n'est pas subtile. Parce que c'est vrai,  parce que c'est justement le thème du film.

Les personnages sont légèrement caricaturés mais drôles, sincères, touchants. (on sera tous d'accord à ce propos, et mêmes les critiques les plus acerbes, le casting est excellent) En quoi ces personnages sont-ils intéressants ? Ces bobos parisiens sont en fait tous comme Vincent.

Le personnage de Benoït Magimel, amoureux de Cluzet vit une situation déchirante, on est dans comédie elle est donc parfois drôle pas toujours réaliste mais si perturbante, émouvante. J'adore cette amitié, cette relation ambigüe, ce mal-être. Cette vision de l'homosexualité (on a en général droit à d'affreux clichés, des stéréotypes issus de temps anciens, c'était un peu le cas dans Clara Sheller d'ailleurs)

 Les vacances ce n'est pas forcément la joie. c'est bien vu. On se lâche mais nos problèmes profonds sous toujours tapis au fond de nous, n'attendant qu'une occasion pour ressurgir. C'est peut-être même l'esprit libéré des contraintes de la vie quotidienne, qu'ils vont pouvoir exploser et nous miner. Quand Vincent frappe Max, les problèmes de chacun ressurgissent, ces poids qu'ils avaient toujours eu sur le cœur se révèlent au grand jour, les masques tombent et cette joyeuse illusion des vacances tombe. A son bureau Vincent apparaît tel qu'il est, un personnage brisé, perdu, plein de doutes et d'angoisses.

 On aurait aimé en savoir plus sur la relation de Marie avec le mort. mais ce mystère sur le passé, sur le futur sont une caractéristique du film. C'est une tranche de vie, j'y trouve une identité française, ça s'oppose au cinéma américain : des tranches de vie, sans jugement, sans raison. Spectateur, on te donne des images, débrouille-toi avec. Tout est brut. Je ne te guide pas, je te donne à voir des vies. Un héritage de la Nouvelle vague ? Paris, l'amour, la mort. On est "à bout de souffle" dans "Les Petits mouchoirs". Cela révèle évidemment la prévalue de la mise en scène sur le scénario (car oui c'est tout un art de produire un scénrio, contrairement à ce que disait un étudiant en réalisation à la FEMIS, il ne suffit pas de prendre un crayon et du papier, bref.)

http://lebuzz.info/wp-content/uploads/2011/04/critique-film-les-petits-mouchoirs.jpg

   On découvre même (bin non...je ne connaissais pas vraiment avant de voir le film) Yodelice, encore un pote à Cannet me direz-vous. C'est normal c'est un film personnel ! Moi j'apprécie, il faut bien que le cinéma français s'engage vers une nouvelle voie, je préfère ce visage là que l'autre. Evidemment on peut faire un bond de 30 ans en arrière et se rappeler de bons films mais ça fait loin... (en fait je n'étais même pas née alors ça explique le manque chez ma génération. Même si on connaît des classiques on a besoin de se projeter, d'attendre une nouveauté, d'être ému par elle. Et on se dira dans 20 ans ah oui je me souviens de cette année-là... Bref, je m'égare encore.)

 

La BO * aide beaucoup mais la scène du cimetière est bouleversante en elle-même, c'est peut-être facile, voire simplet mais c'est réussi. C'est très américain je trouve.

* (je l'écoute en ce moment et mince, elle est sacrément bien choisie) américaine, des groupes qu'on connaît hélas peu en France, merci Guillaume Cannet. Band of horses (la chanson de ma terminale, Jet Are you gonna be my girl celle de ma troisième) et quand on me demandait ce que j'écoutais on me regardait avec des yeux ronds. es collégiens d'aujourd'hui ne sont pas différents, à part David Guetta, le rap, le haren'b de bas étage et Renée la taupe ils ne connaissent rien...

 

Bref, pas un chef-d'oeuvre, pas très subtile mais un très bon pas pour le cinéma français.

Pour le terme ami qui en choque beaucoup, disons qu'il s'agit du sens le plus bas : pote ou connaissance. Rien à voir avec l'amitié, cela montre justement l'esprit de la société actuelle. Tout appartient à un réseau social, les relations se créent et se défont rapidement, on perd de vue ceux qu'on appelait ami. Ce n'est pas ma définition de l'amitié. Mais au fond, ça a peut-être toujours été ainsi, sinon pourquoi Aristote et Montaigne auraient consacré tant de temps à la définir ?

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Published by Anaïs - dans Cinéma
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:47

Street smart with heart ne ferme pas mais les plus gros articles se dirigeront vers un nouveau blog (chez Blogger, héhé)

Donc bienvenue sur Pour1écran !

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:24

"Je ne crois pas au mariage. C'est une coutume ridicule. L'amour n'est pas une chose pour laquelle on a besoin de signer un contrat."

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:14

« Il y a quelque chose qui peut s'appeler beauté cinématique. Cela ne peut être exprimé que dans un film, et cela doit être présent pour que ce film soit un travail de mouvement. Quand cela est bien exprimé, l'expérience d'une émotion particulièrement profonde sera présente à la projection. Je crois que c'est cette qualité qui fait que les gens viennent voir un film, et c'est l'espoir d'atteindre cette qualité qui inspire le réalisateur pour réaliser le film. »

Akira Kurosawa

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 17:54

 Apparemment le film est fidèle aux premiers Marvel mais n'étant pas spécialiste du genre, il m'est difficile d'en parler. (je vous dirigerai donc vers cette critique, on ne peut plus enthousiaste de Delromainzika : Captain America, une adaptation dépassant les attentes.) Ce n'est pas du grand cinéma, on n'atteint évidemment pas la dimension des derniers Batman, ni la qualité des Spiderman de Sam Raimi mais l'on apprécie ce blockbuster, bien construit malgré des longueurs et une surenchère d'explosions  qui est presque parvenue à m'ennuyer. Il s'agit donc d'un show à l'américaine, de ceux qu'on aime et dont les symboles nous font rêver.

Et justement, le manichéisme est de règle dans Captain America, il répond à l'époque du film mais nous surprend également car il se fait plus rare de nos jours. Le succès de Batman en est un très bon exemple, on cherche à approfondir ces histoires, nottamment la personnalité des méchants. Le dernier Superman présentant un Lex Luthor lisse échoue tandis que la série Smallville s'étant longuement intéressée à ses origines a connu un succès notable. Est-il donc encore possible de faire du super-héros comme autrefois ? On ne peut nier le charme de Captain America lié à cette ancienne Amérique, lié à cette lutte du bien contre le mal, tout simplement... En temps de crise on ne peut identifier de coupable même si on en ressent le besoin à travers Kerviel et cie, emblèmes de la crise, dans notre vie personnelle on ne peut pas toujours agir pour améliorer les choses, on ne peut donner un sens aux malheurs par des biens supérieurs. Or, dans ce monde de super-héros, tout est plus simple, au moins en apparence. L'Histoire-même puisqu'on nous plonge dans une guerre mondiale édulcorée.

http://media.paperblog.fr/i/431/4318305/captain-america-first-avenger-video-bande-ann-L-7dYS23.jpeg

 

Ainsi Captain America est très classique, on y retrouve des ingrédients basiques : la mort d'un parent ou d'un ami qui finira de forger la volonté de notre héros, (le professeur jouant ici le rôle du père ou du créateur, ses paroles sages guideront le personnage et lui rappelleront ses orignes) une histoire d'amour impossible qui lui brise le cœur l'entraînant dans une insondable solitude, un vilain aussi vilain qu'hideux.  L'honnête Steve, au coeur pur est courageux, un peu maladroit dans les relations sociales (cf Clark Kent, Peter Parker...) mais surtout opiniâtre. Rien d'original mais c'est réussi. Green lantern étant sorti peu avant, The Dark knight rises, les prochains Superman (toujours à l'écart des autres) et Spiderman comptant parmi les films les plus attendus des années suivantes, on peut se demander quelle est l'ampleur de la vague super-héroïque ! Une question est de plus en plus fréquente : Marvel ou Comics ? Peu importe la réponse,  cela montre leur retour en force, cette émulation me semble bénéfique.  Si c'est le cas, cela annonce d'ores et déjà des sujets d'études aussi riches que fascinants. Entre nos rêves d'enfance et  nos doutes d'adultes, ils n'ont pas fini de nous captiver, ces super-héros et ce n'est pas pour me déranger...

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Published by Le veilleur - dans Cinéma
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 21:28

Le héros, Roger O Thornhill est assis sur une couchette dans un train, en compagnie d'Eve Kendall. Le wagon-lit vient d'être préparé...

 

R- C'est gentil de sa part d'avoir préparé le lit.

E- Oui...

R- Un lit seulement...

E- Oui...

R- Voilà un excellent présage.

E- Magnifique.

R- Vous savez l'interpréter ?

E- Oui...

R- Qu'est-ce que ça veut dire ?

E- Ca veut dire que vous allez dormir par terre !



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