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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 10:36

"Veronica Mars, le film" est en route et le tournage débute dans quelques jours.

C'est inquiétant car ça signifie que tout est possible, que la dernière image que j'aurai de Veronica ne sera plus cette Veronica, amère s'éloignant sous la pluie qui justifiait l'amertume que je pouvais, parfois, rencontrer dans ma propre vie. C'est inquiétant parce qu'après la déception - que dis-je ? - le désespoir de ne pas avoir de saison 4, la futilité des raisons qui empêchaient ce film, je m'étais fait une raison. Oui, moi leveilleure je m'étais fait une raison. Et voilà que ce film chamboule l'ordre établi, tout serait-il finalement possible les amis ? Tous ces acteurs étaient prêts à participer, on le savait...et ils ne mentaient pas puisque de jour en jour les annonces pleuvent sur YouTube ! Rob Thomas leur a prévu, à tous, une petite place dans le scénario. On pourrait s'inquiéter, jouer les trouble-fêtes. Cette compilation d'acteurs pour plaire aux fans ne semblera-t-elle pas artificielle ? Le film ne nous semblera-t-il pas trop court pour développer suffisamment d'arcs narratifs et être assez profond  et présenter, comme la série savait si bien le faire des personnages à la psychologie définie avec justesse ? Une adaptation au cinéma, est-ce une bonne idée puisqu'à l'origine le format était taillé pour la télévision ? Ne serons-nous pas déçu face à la qualité de Veronica Mars sur le petit écran ?

Eh bien les amis, j'ai vu ce message de Ryan Hansen et holy shit, l'euphorie l'a emporté sur tout le reste !

Just dance, the bitch is back marshmallows...!

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 15:11

C'est le début du printemps mais l'atmosphère est encore froide, on peine à sortir de l'hiver qui s'est tranquillement installé. Curieux parallèle avec la vie qui voit retardé mes projets. Bref, l'heure est à l'introspection, aux après-midi semi-paresseux devant des séries télévisées. Même pas de culpabilité à manger des plaquettes de chocolat et retarder le travail qui s'amoncelle.

http://www.chocolat-confiserie-aixlesbains.com/wp-content/uploads/2012/06/1366_768_20110103094945329943.jpg

 

Il y a deux ans je découvrais Brothers & Sisters et soudainement la série me manque. C'est Parenthood qui avait comblé le créneau "série familiale et dramatique", le fait que les deux programmes soient différents mais tout aussi bons a permis de joliment tourner la page... néanmoins, NEANMOINS les errements de la famille Walker, leurs déchirements, leurs coup de gueule, leurs réconciliations, les crises de larme, les coups de foudre, les séparations manquent à la télévision et me manquent encore plus à moi. Cette impression qu'ils nous ont quitté par la petite porte ne s'éteindra jamais vraiment car les épisodes les plus marquants n'appartiennent pas à la dernière saison mais bien aux précédentes. Ô surprise, je constate que mes souvenirs sont flous, oui les péripéties de Norah et ses enfants s'éloignent.  Oui cette époque où je vibrais chaque semaine en entendant le génétique de B&S n'est plus.  Brothers & Sisters est devenue une "ancienne série", bientôt nous en ferons des marathons sur Twitter et ça m'attriste.

En attendant de me refaire l'intégrale je vous laisse donc avec un extrait :

 


 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:03

Doubt is a disease. It infects the mind, creating a mistrust of people’s motive and of one’s own perception. Doubt has the ability to call into question everything you’ve ever believed about someone and reinforce the darkest suspicions of our inner circles.

Saison 1, épisode 17

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 20:48

On découvre la ville de Jericho par l’intermédiaire de Jake, le personnage principal de la série. A travers son voyage, les premiers éléments de la ville qu’on aperçoit sont des indications topographiques, par exemple le panneau « Jericho 47 » ou « Welcome to Kansas ».  Comme le titre le montre, nous arrivons dans un espace particulier, presque un personnage à part entière, c’est la réussite de cet épisode. Le premier thème abordé, c’est-à-dire le retour du personnage principal dans sa ville natale est quant à lui, plutôt récurrent à la télévision, on pense à Sarah dans Parenthood pour citer une série encore diffusée...  

http://cocole.com/wp-content/uploads/jericho_logo.jpg

Dans ce cas, l’arrivée de Jake est primordiale, on note d’ailleurs la proximité phonétique entre son prénom et la ville de Jericho. Les « deux J » semblent liés, le héros pourrait être considéré comme une incarnation de la ville, son double, son opposé. Il n’a pas le choix et doit réagir face au danger, alors qu’il avait quitté sa ville, fui son passé il devra désormais se comporter en héros. La menace encore inconnue à ce stade de la série est relativement bien amenée puisque Jericho est l’histoire d’un petit univers ensoleillé qui se transforme en un monde sombre et effrayant. Si l'on peut déjà avoir quelques présomptions quant à la suite des évènements, on pense à l'importance des ondes, notamment radiophoniques qui apparaissent à plusieurs reprises, on ignore encore tout d’elle, on ne sait ni ce qu’elle est, ni d’où elle vient, or cette ignorance et cette impossibilité de localiser le danger sont toujours le meilleur vecteur de la peur. Elles vont être source d’un repli sur soi de la communauté qui se resserrera presque en un huis clos, ce qui est d’ailleurs le cœur d’un grand nombre de films de Hitchcock. Les maisons deviennent des refuges durant la nuit alors que la nature autrefois accueillante devient dangereuse. Le thème de l’unité et de la division sont abordés, les citoyens constituent une sorte de grande famille, unie contre la menace, c’est la condition de leur survie. Jake deviendra une sorte de leader et se posera enfin en héros malgré son passé incertain, tous les problèmes et doutes qu’il a pu avoir avant son retour à Jericho. On lui demande d'ailleurs "Where have you been ?", on ignore encore tout de lui, il possède cette part de mystère qui peut inciter le téléspectateur à regarder les épisodes suivants, cette part de mystère qui se fond naturellement avec celle qui s'empare de la ville. Ainsi, la catastrophe révèlera une part de lui-même, c’est le double effet de l’obscurité et de la douleur. Comme Eric Taylor le dit dans Friday Night Lights : (on pourrait, si on l’osait parler d’intersérialité au lieu d’intertextualité ! )  « We will now all be tested. It is these times...it is this pain...that allows us to look inside ourselves. » La source de destruction peut aussi être source de construction de l’être humain, ce qui peut rendre la psychologie des personnages riche et profonde. La série a un certain potentiel de ce côté même si elle emprunte des chemins battus maintes et maintes fois, elle devra se distinguer des autres pour ne pas tomber dans d’affligeantes banalités. La fin est un écho aux premières minutes, on conclut sur une voiture qui n’est, cette foi plus dans la lumière mais dans la nuit. Un plan de corbeaux, symboles basiques du danger terminent l’épisode. « What’s happening ? » demande un personnage, cette question dirigera l’ensemble de la série.

 

Mon avis : une série d’action très classique, sans surprises qui sait toutefois bien utiliser les codes des films catastrophe. Sans être extraordinaire, le pilote se fait assez solide et pose de bonnes bases pour la suite. A suivre pour ceux qui aiment le genre.

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 23:21

Voici quelques épisodes de Noël qui m'ont marquée et qui sont naturellement venus à mon esprit. Ceci n'est pas un classement, seulement l'arrivée de manière aléatoire d'exemples dans mon cerveau (tordu ? Qui a pensé ça ? qu' il se dénonce !)

 

Le premier que je citerai sera donc issu Dawson's creek (oh comme c'est surprenant), comment oublier Audrey, complètement bourrée qui défonce le mur du salon des Leery ? Comment oublier Todd dans le même état draguant Gail ? L'épisode en lui-même était un peu faible par rapport à la qualité à laquelle on était habitué, bref ce n'est pas du grand Dawson mais on aime quand même.

Eh oui il s'agissait bien de la période où Joey sortait avec Eddie... Mais on est surtout ému à la présence de son père.

Todd, I loved you very much.

 

 

[épisode 10, saison 6 "Merry Mayhem"]

 

Je pense ensuite à Gilmore Girls pour la chaleur de Stars Hollow, l'auberge de la Libellule, ça c'est l'esprit de Noël ! L'hiver a une place importante dans la série (tout comme moi la mère et la fille vénèrent la neige qui tombe,  oui c'est magique)  je me suis d'ailleurs toujours demandée comment les Gilmores faisaient pour ne pas tomber malade en se promenant le manteau ouvert et l'écharpe ne dissimulant qu'un dixième du décolleté, tout cela avec un beau bonnet sur la tête bien sûr mais ce n'est qu'un détail !

En y réfléchissant, je me dis que peu d'épisodes sont entièrement consacrés à Noël parmi les 7 saisons. Le 11ème de la saison 7 nous plonge toutefois dans la préparation des gâteaux, la mise en place du sapin et surtout du rituel de la chaussette sur la cheminée avec Christopher, le père de notre bien aimée Rory et nous avons évidemment, celui auquel j'ai immédiatement pensé : quand Lorelai le prépare dans son auberge, avec des calèches qui attendent ses hôtes...

 

 

 

Bien évidemment il y a LE Chrismukkah de The OC. (qu'on découvre lors de l'épisode 13 de la première saison) C'est devenu un classique, tous les ans j'écoute l'album spécial Noël de la série en me rappelant la passion de Seth Cohen pour Chrismukkah.

Magnifique pull Seth...

 

 

 

 

Ensuite, Ally McBeal se promenant seule et triste le soir au milieu des illuminations de saison. Le moment mémorable : lorsqu'elle danse avec le Al Green de ses rêves.

 

 

 

Monk à Noël, ça c'est quelque chose. On se rappelle surtout de l'épisode où il finit par ouvrir le cadeau que sa femme lui destinait... On se souvient de ce Noël passé avec les Tieger. Bref, c'est Monk et on l'aime.


Mr. Monk - Dreaming of Home - WEB.DE Video

 

 

The Pretender, épisode 8 saison 1

Je me rappelle avoir pensé, en visionnant cet épisode (2 fois, ok quand on aime, on ne compte pas) qu'il faisait partie de ceux qui représentaient le plus l'ambiance de Noël, Noël comme je l'aime) Il s'agit du premier Noël de Jarod comme le souligne le titre en version française. ("Not even a mouse" en anglais)

 

Oh oh oh !

 

Si l'on pense à la grande tablée familiale et la fameuse dinde on se doit de citer Brothers & Sisters. Of course. (amazing !) D'ailleurs quand Norah envisage de passer les fêtes sans ses enfants, ça donne ça  ("Cold Turkey, épisode 10 saison 5) :

 

 

La dernière saison de la série est la moins puissante mais c'est avec bonheur qu'on retrouve, une dernière année les personnages, j'aime beaucoup les dernières minutes avec les Walker qui la représente bien, tout en douceur...

Tout en me laissant nostalgique, cet air me fera toujours chaud au coeur.

 

 

"It's coming on christmas
They're cutting down trees
They're putting up reindeer
And singing songs of joy and peace
Oh, I wish I had a river
I could skate away on

But it don't snow here
You know, It stays pretty green
I'm going to make a lot of money
Then I'm going to quit this crazy scene
I wish I had a river
I could skate away on..."

Sans parler de tout ce qu'elle peut évoquer lorsuqu'on écoute les paroles, des personnes à qui elle peut faire penser. 

Clark Kent jouant les pères Noël, c'était priceless. Petit retour sur Smallville qui s'est arrêtée l'an dernier.

Petit mélange de Noël entre Smallville et Metropolis, un peu de magie au milieu de cette éternelle lutte contre l'adversité voire soi-même, car c'est aussi avoir du coeur être un super-héros et comme le dit Chloé, comment ne pas croire au père Noël quand on voit un homme voler ?

 

 

 

Nous avons bien évidemment les merveilleuses décorations de Lily dans How I Met your Mother (spécialement dans l'épisode 11, saison 2 ou "How Lily Stole Christmas"), comment les oublier ? Ou bien les nombreux épisodes d'Urgences traitant chaque année de cette période de fin d'année, je suis d'ailleurs récemment tombée sur une rediffusion de la période Carter au Congo. (sur France 4 )

 

Pour conclure je parlerai de Veronica Mars, saison 1. Un épisode qui se conclue en apothéose et relève une certaine absurdité des fêtes de fin d'année dans notre société, happy christmas !

Un clip plutôt pas mal reprenant les principales images de l'épisode.

 

 

A vous d'enrichir la liste !

 

Ah oui, j'oubliais allez jeter un oeil au dernier Chroniques en séries, spécial Noël de ElBlondo et retrouvez les chansons hum...coquines de Barney pour Noël !

ou chez PhiWatcher pour son propre Noël en séries : lien

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 00:00

Je m'intéresserai principalement à la quatrième saison. (article empli de spoilers pour ceux qui ne l'ont pas vue ! )

Après ma première chronique sur la série ici, je m'attaque à la quatrième saison, probablement la plus poignante. La palette des thèmes abordés est étonnante : le coming-out avec Kevin qui découvre à 14 ans son homosexualité, le cancer avec Kitty, la fausse couche avec Rebecca, très bien gérée, la vieillesse (Alzheimer) avec la mère de Norah, les grossesses après 40 ans suggérées un épisode avec Sarah,  la crise identitaire de la quarantaine avec Kevin et Robert qui se cherchent professionnellement,  le SIDA avec Saul...

http://i1.cdnds.net/10/06/M/tv_brothers_and_sisters_logo.jpg

 

Mais commençons par parler de Robert que j'avais mis de côté la dernière fois, cette fois, cela s'impose.... Il est lié à Kitty par sa passion pour la politique, son ambition, son caractère fougueux, c'est pourquoi leur relation dans un premier temps de l'ordre du coup de foudre devait s'égarer dans le conflit pour mieux renaître. La maladie de Kitty en sera l'élément déclencheur et laissera apparaître un personnage plus drôle et serein, il se rapprochera de Norah avec qui il partageait une relation complexe. En effet cet électron libre ne correspond pas à sa vision de la famille, il rappelle le passé de Kitty à New York, lorsqu'elle avait pris ses distances, comme le fera Tommy bien plus tard. Il semble qu'il faille toujours un outsider, un frère ou une sœur qui prenne du recul et puisse en revenant apporter un regard nouveau sur la famille Walker (je pense déjà à Justin lors de la saison 5 mais c'est une autre histoire...)

Kitty...est-il vraiment nécessaire de parler de son cancer ? Les objets dramatiques sont décidément très nombreux dans cette saison. Sa peur, son silence car si les Walker parlent beaucoup ils savent dissimuler leurs souffrances. Pas à pas on découvre sa chimiothérapie, les choix qu'elle devra faire, sa volonté de contrôler son destin, l'idée de la mort rarement explicité mais planant toujours dans son regard. Cette intrigue a bâti une bonne partie de la saison, l'inscrivant parmi les plus émouvantes de celles qu'il m'ait été donné de voir !

La dernière fois, je ne me suis pas intéressée aux enfants de Sarah, pourtant ils croisent eux-aussi notre chemin....Paige pressent toujours les malheurs, au début de la série elle assiste à la mort de son grand-père, elle découvre ensuite la maladie de Kitty alors qu'on voulait lui cacher. Cette maturité lui permet d'accepter les situations qu'elle ne maîtrise pas, du divorce de ses parents lors de la saison 1 à l'arrivée de Luc. Paige est une enfant très stable qui grandit et chemine vers l'adolescence, en revanche son frère plus jeune et agité aura une réaction différente à l'arrivée de Luc, c'était prévisible, de façon peu originale la série montre d'abord l'excitation du jeune garçon pour ce Frenchie super cool qui débarque, tel un copain de jeux puis son agressivité quand le peintre s'installe à la maison, prend la place de l'homme et comme Sarah, instaure des règles. On approfondit donc le thème des familles recomposées puisque Luc et Cooper construisent leur propre relation. Mais le plus important dans cette histoire reste pour moi le passage d'une relation idéalisée, à une réalité concrète. Le coup de foudre survenu en France s'éloigne pour ne demeurer qu'un lointain souvenir. On remarque au passage les beaux clichés de la France, les femmes enceintes boivent du vin, on aime le fromage, les omelettes, etc. Il faudra se confronter au quotidien, aux détails auxquels on n'avait pas pensé, à divers désaccords pour que le couple tienne le coup, c'est une évolution très intéressante. Quelques épisodes plus tôt, Sarah avait d'ailleurs dû choisir entre l'amour ou la raison, la sécurité ou la passion. Essayer de se convaincre qu'elle aimait ce sage père divorcé fut un échec. (oserais-je un lieu commun mais criant de vérité : l'amour a ses raisons, que la raison...)

Après l'adoption pour Kitty, est venu le tour de Scotty et Kevin (je parle souvent de Kevin en premier étant un Walker alors pour rétablir l'équilibre je place Scotty devant, eh oui c'est qu'on l'aime aussi notre Scotty !) Il s'agira cette-fois d'une mère porteuse, avec tous les problèmes techniques, s'y rapportant, la loi, la conception, la réaction psychologique des personnages... Kevin était le plus motivé des deux, son compagnon ayant encore quelques craintes, la situation s'inverse en fin de saison... Quoi qu'il en soit, le couple demeure le plus solide de la série, les personnages s'aiment et son complémentaires. What else ?

Justin et Rebecca quant à eux sont vraiment semblables, ils dissimulent leurs émotions, préfèrent les gérer seuls. Elle avec sa fausse-couche, lui avec son camarade mort en Afghanistan. Rebecca finit par vouloir aller de l'avant, se projeter dans le futur en achetant une maison, c'est sa réaction, Justin songe à reprendre du service chez les militaires, il veut appartenir à un groupe, sentir cette émulation, se sentir nécessaire à une cause.

Parallèlement nous avons cet appel que ressent aussi Robert : servir une cause qui nous dépasse, qui nous est supérieure. Robert l'ambitieux accepte donc cette mystérieuse mission alors qu'il l'avait refusée dans un premier temps. Lui qui semblait désœuvré... il ne pouvait vivre en père au foyer plus longtemps, on ne reconnaissait d'ailleurs pas vraiment ce nouveau Robert, comme si l'appel du destin était inéluctable. (ce que le dernier épisode confirmera hélas) Cette perte de projet, de motivation habite aussi Kevin. Ah Kevin, je ne pensais pas que ce serait possible mais je l'aime encore plus avec cette saison 4. Cette tête de cocker triste peut lui donner parfois un aspect comique mais le personnage reste un  des plus bouleversants de la série. Le double épisode mériterait d'ailleurs une page spéciale.  J'ai adoré cette immersion dans les 80's sur fond de Cindy Lauper (Time after time), ce regard de Kevin quand il comprend qu'il est au cœur du chantage, ce déchirement intérieur, cette culpabilité sont inoubliables. Le fait qu' un évènement dont on ignorait l'existence mais qui était présent depuis le commencement puisse remettre toute une vie en cause et vous faire perdre tout repère est une idée percutante. Quant aux souvenirs de chaque Walker  refaisant surface façon Cold Case... bouleversant. (pas de fausse note dans la mise en scène qui utilise avec justesse un très bon casting. On croît à ces Walker des années 80,  chapeau pour le choix du jeune Tommy...) On n'avait jamais parlé du coming-out de Kevin mais son adolescence difficile a été subtilement évoquée durant toute la saison par ses propres remarques, il avait peu d'amis...En y repensant a posteriori on trouve l'intrigue construite avec une certaine progression mais sur le moment, l'effet de surprise était déchirant.

 

Mais cette saison, l'on pourrait également décerner la palme d'or à Norah. On la trouve à la fois forte et vulnérable, elle veut protéger ses enfants, elle n'est pas parfaite, a fait des erreurs. Elle est totalement démunie face à des évènements qu'elle ne contrôle pas et qui peuvent détruire ses enfants, Tommy d'abord, ensuite Kitty ensuite Kevin et de nouveau Justin, tiens ça faisait longtemps, cet ami mort tombe à merveille. (mais mince, ils veulent nous faire mourir de tristesse les scénaristes avec cette saison...) Elle se recentre donc totalement sur ses enfants à partir des problèmes d'Ojai Food mais elle a souffert de sa liaison avec ce médecin douteux, il la trompait... Alors qu'elle possède tant d'expérience et de lucidité sur la vie, qu'elle a l'habitude de la trahison, elle s'est laissée allée au piège de l'amour... Elle a eu le courage de se lancer dans une aventure, de laisser tomber les protections qu'elles avaient bâties,  c'est avec brio qu'elle se remet de cette épreuve. Norah, je t'admire !

La  saison 4,  c'est le turning point pour les Walker, c'est la saison qui nous rappelle que tout change. Cette évolution, si on la pense sans cesse, si on en parle et l'imagine, on ne parvient pas toujours à l'enclencher, il faut attendre le bon moment. Et après des mois ou des années d'attente, des éléments extérieurs viennent bousculer notre vie, ils nous poussent dans nos retranchements, nous obligent à vaincre nos peurs, à nous remettre en question et enfin, tout change. Alors c'est irréversible, plus de retour en arrière possible, on se dirige droit vers le futur. Le futur, celui que Norah et Holly contemple à Narrow Lake. (astucieux cet anagramme) Parmi les changements majeurs on a les adieux à Ojai food qui touchent principalement Saul et Sarah.

Parlons du premier que j'avais laissé le personnage dans l'ombre lors de ma première chronique. Il en blague d'ailleurs, selon lui il est le seul homo sorti du placard qui risque d'y retourner ! Il n'est pas au cœur de la famille, il gravite autour mais est toujours fidèle au poste. Sa solitude lui pèse, son amertume se ressent souvent. Les autres Walker sont assez égoïstes face à lui, seule sa relation avec Kevin et Scotty est vraiment désintéressée et épanouissante. On ignore tout de sa vie privée, on la suppose inexistante en raison de son travail et de son investissement pour les Walker... La question du SIDA le place au devant de la scène, est-il séropositif ? Peut-être, peut-être pas... après un doute, je me suis finalement laissée guider par les scénaristes, et surprendre par le retournement de situation final. Je suis désormais certaine de ne pas être cardiaque, merci aux Walker !

Sarah, jeune a fait peu d'erreurs,  a brillamment réussi sa carrière, ses études... Sa confrontation à l'échec est depuis le début de la série un élément fascinant.  Je me souviendrai toujours de ce passage chez le psychologue où elle parle de son divorce avec Joe, ici l'échec est la vente d'Ojai. Elle n'en a pas l'habitude, elle en est profondément blessée, c'est si dur de tourner une page de tout recommencer pas à pas, de tout reconstruire et de simplement revenir aux premières étapes d'un projet, l'amour, le travail peu importe...c'est toujours désorientant, c'est le vent du changement qui tantôt nous exalte, tantôt nous effraie. Ce n'est pas mon personnage préféré mais je l'avoue, la voir pleurer m'émeut toujours au plus haut point.

William, on est obligé d'en parler. William, cette ombre qui se meut dans le dos des Walker depuis 4 saisons ! On le déteste encore et encore mais on hésite : aimait-il sa femme ? Avec la découverte des plans d'une maison qu'il destinait à Norah, on en est désormais convaincu, c'est la force de la série. Ce sale type ne sera pas diabolisé, ce serait trop simple. Nous voici encore  devant la complexité de la vie, celle à laquelle on est confronté tous les jours. William et Norah...quelle énigme. On ne peut vraiment la comprendre, il faut accepter ce mystère. Il fréquentait d'autres femmes,  était malhonnête,  a pris des mauvaises décisions mais possédait un charisme indéniable mais surtout il aimait sa famille avec sincérité. (rappelons-nous de ce grand-père et sa petite-fille assis au bord d'une piscine...)La série nous rappelle donc l'étonnante complexité du genre humain.

On parle souvent des personnages mais peu d'Ojai, pourtant tout s'y est passé, c'était le centre de B&S, l'architecture de la série. C'est comme si William vivait encore par l'entreprise.  . Kevin a rencontré Scotty quand il y travaillait. Saul, l'électron libre qu'on oublie trop souvent (au milieu de toute cette agitation Walkerienne, on le perd de vue ce que est fort dommage.) Les problèmes d'Ojai auraient pu selon moi être mis de côté durant certains épisodes à son profit, son coming-out avait été par exemple bien géré. Je me souviens d'une réflexion qu'il avait faite à Kevin , disant qu'à son époque être homosexuel était moins facile, l'accident d'Aaron montre que ce n'est pas le cas.

ce qui est merveilleux avec Narrow Lake c'est que l'entreprise, la partie magouille de William disparaît mais la renaissance se fait pas l'anagramme de Norah, par la part d'amour qu'il lui portait.

cette image de l'eau jaillissant du sol est remarquable, une véritable renaissance, on nous y fait croire en plus et Saul paraît sincère mais l'épisode suivant bouleverse toutes nos théories. B&S la série qui remet toujours tout en question, toutes nos théories sur la vie.

 

Nous pourrions également consacrer un article entier à l'épisode d'adieux à Ojai. (pour cela je vous invite à consulter certains blogs où vous trouverez, des reviews très soignées des épisodes, trois points de vue différents d'amoureux de B&S : Critik en séries, Des news en séries et Judging series) Les dernières minutes sont mémorables,  le silence est tellement rare dans la série qu'il en devient encore plus précieux. Le magnifique air irlandais chanté par Scotty parachève cet instant unique. La tension palpable est celle des moments qu'on ne peut commenter...

 

 

C'était presque un final season, mais pas seulement. Ce sera tout pour aujourd'hui. Lights out.

A bientôt pour nos dernières aventures avec B&S.

 

P-S Pourquoi Every teardrop is a waterfall ? Quand j'ai commencé cet article, il y a plusieurs semaines, Coldplay a sorti le premier single de son nouvel album et j'ai trouvé que le titre correspondait bien à la série...

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:02

Règle n°1 pour s'intéresser à Parenthood : je ne comparerai point la série à Brothers & Sisters. Et ce n'est pas si difficile car les Braverman ne sont pas les Walker, ils vivent dans le Middle West et nous charment assez rapidement.  La série est peut-être trop ancrée dans le pathos (elle fait rire parfois, moins souvent que B&S mais ele fait rire ! ) avec notamment le personnage de Sarah. (qui rappelle vaguement une sous-Lorelai Gilmore en raison de son interpète) mais aborde des problèmes de la vie courante, familiale en évitant les stéréotypes, tout en réalisme...

(Chez les Walker, Kitty est célèbre, elle a fait de la télévision, Justin est junkie, etc. Les retournements de situation, les catastrophes sont si fréquents que j'en trouve le réalisme lègèrement amoindri mais pas de comparaison, on est bien d'accord ! )

Bref nous découvrons des personnages touchants et simples. Ils ne sont pas extravagants, ils traversent la vie comme nous, certains sont d'ailleurs plus effacés que d'autres (Drew, qui peut devenir l'un de mes personnages préférés, Camille) par leur caractère, c'est appréciable.

Pour ce qui est des thèmes abordés la série a le mérite de ne pas trop en faire, les situations sont assez vraisemblables, on navigue à travers les vies de couples, vies de parents (la petite Sydney qui est en pleine phase d'admiration de son papa...), vies d'adolescents. Certaines scènes sont écrites pour faire pleurer le téléspectateur, c'est un peu facile, c'est vrai mais ça fonctionne et on revient régulièrement pour retrouver les Braverman, leurs peurs nous bouleversent, tandis que la chanson du générique nous fait sourire.

 

 

Les relations entre frères et sœurs sont plus fréquentes que celles entre cousins et cousines, la série répare cette lacune télévisuelle avec Amber et Haddie.  Pour cette dernière, l'intello de la famille on évite le lieu commun, oui elle a besoin de changement et se colore les cheveux mais elle n'est ni naïve ni influençable, simplement en recherche de sa propre identité comme tous les adolescents. La preuve : elle se présente en tant que délégué et gagne ! Sa relation avec son frère, atteint de la maladie d'Asperger est elle aussi traitée avec justesse, ce qui est le cas pour l'ensemble de la maladie. (le quotidien, le groupe de parole, les réactions différentes du reste de la famille, la mère première à savoir, à sentir que Max a le syndrôme d'Asperger...) Je déclarais récemment sur twitter que j'étais bien plus attachée aux Walker qu'aux Braverman, néanmoins ma sympathie pour eux grandit, et je peux désormais affirmer être fan des Braverman. J'aime Kristina et sa capacité à "catastrophiser" (dixit Haddie), Adam et son calme, sa tendance à intérioriser ses émotions, lui le membre de la famille le plus solide, celui sur qui on peut toujours compter. Si je ne suis pas encore tombée sous le charme d'un personnage en particulier, cette famille je la trouve touchante, on s'y retrouve forcément. Je n'en dirai pas plus car je n'ai pas fini de regarder les deux saisons mais maintenant que je les connais, je ne vais plus lâcher les Braverman...

P-S La musique (surtout dans le pilot)...pas de surprise, je l'aime !

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 19:38

J'ai récemment découvert Parenthood, alors non les Braverman ne sont pas les Walker, la série est peut-être moins subtile, moins pétillante également mais j'apprends à les connaître et je commence à aimer nos petits rendez-vous.

Coup de coeur pour la chanson Forever young, c'est la fête de la musique alors la voici tout simplement...

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:13

[Cette chronique est basée sur les trois premières saisons de la série. J'essaierai de ne pas faire trop long, je reviendrai sur la série lorsqu'elle sera terminée. ]

 

http://i41.tinypic.com/b3nd6s.jpg

 

Brothers & Sisters, c'est mon dernier coup de coeur en matière de séries américaines. Elle compte déjà 5 saisons et  :  oui, ça peut encore arriver je l'ai découverte à la télévision ! C'était il y a quelques mois sur TF1, grâce @Shoone_JS et @delromainzika que je remercie au passage ;) La chaîne a proposé une diffusion rapide, très rapide, de plus en plus... je ne l'ai évidemment pas suivie ! Non, j'ai pris mon temps et attendu d'en avoir vu assez pour vous en présenter une petite critique.

 

Mais avant  : La série s'inscrit dans une mouvance où les génériques d'ouverture sont extrèmement courts (cf mon top des meilleurs génériques...), mais B&S possède un magnifique "ending theme"pour sa mélodie...

 

 

 

Les thèmes de la série sont d'une grande diversité : politique, guerre en Irak, 11 septembre, homosexualité, travail, concurrence, la famille bien sûr, relations fraternelles, relation aux parents, mariage, adultère...

On peut les retrouver d'une génération à l'autre ce qui donne un relief notable à la série. (On se souvient de l'apparition de la mère de Norah et Saul, courte mais très drôle)

 

Les personnages auxquels je suis me suis attachée le plus rapidement (leurs intrigues sont les premières à être développées) : Kitty (au début de la série on célèbre son retour à la maison, la journaliste politique, républicaine quitte donc New York pour la côté Ouest)  Justin (qu'on découvre miné par ses souvenirs de guerre, son engagement avait bouleversé la famille) Kevin (à la vie sentimentale quelque peu dissolue, l'avocat vit pour son travail et accepte peu à peu son homosexualité) et Norah (aaahh Norah !).

 

Brothers & Sisters c'est la série par excellence, elle ne se rapproche en rien du cinéma. Les séries TV à la base on les aime pour voir des personnages évoluer et c'est précisément ce que les scénaristes de B&S nous proposent. C'est feuilletonnant, on a des disputes, des secrets et pourtant une fraîcheur, une intelligence qui la séparent des soap operas classique.

Mais pour moi la plus grande réussite réside en une alchimie parfaite : celle du drame intime et du drame familial. Traiter du groupe tout en se penchant sur l'être individuel n'est pas si fréquent et Brothers and sisters l'a réussi brillamment.

En fait c' est une des séries les plus humaines et touchantes que j'ai vue, on peut y étudier les relations entre les personnages autant que leur évolution personnelle, les deux sont bien sûr liés, ce qui va d'ailleurs nous orienter vers une question : leurs vies sont-elles dépendantes les unes des autres, comment parviennent-ils à trouver leur propre chemin tout en restant unis ?

Chacun aura sa réponse personnelle, chacun sera confronté à des doutes, chacun traversera plusieurs phases. Parfois ils s'éloigneront mais en pleine crise comme pour Justin, la maison maternelle retrouvera son rôle de refuge, de cocon familial.

Bref, B&S est la série la plus humaine que je connaisse, on n'a pas de gentil ou de méchant, seulement des personnages qui font des erreurs et malgré les affinités qu'on a avec les uns ou les autres on ne peut s'empêcher de les comprendre tout à tour. C'est le cas au départ de Tommy, c'est étrangement à cet instant que le personnage m'a le plus touchée, peut-être parce que ces êtres brisés, perdus sont toujours intéressants mais je n'ai pu que comprendre la réaction de Julia, sa femme. C'est là que réside la force et la complexité de la série. Il en va de même pour la relation entre Kitty et Robert, la séparation est traitée de façon très subtile...

Les situtations dans lesquelles sont les Walker laissent donc infinement perplexe, comme dans la vie on ne peut se prononcer sur ce qui aurait du être, on ne peut que constater, se réjouir, s'émouvoir ou s'attrister.

L'arrivée de nouveaux personnages pourrait facilement susciter un rejet de notre part au profit du clan Walker et les deux cas de figure nous sont exposés avec Rebecca et Ryan. Dans un premier temps celui-ci n'est pas tant perçu comme un intrus, on peut le trouver assez sympathique. Doués les scénaristes puisque qu'on réalise rapidement notre erreur !

(Bon Holy, on peut la comprendre...un peu, mais elle reste quand même très antipathique, il en faut bien une ! Mais à chaque fois que l'on trouve ses plans machiavéliques, un léger doute plane pourriant presque nous laisser nous radoucir envers elle.)

 

C'est la seule série que je connaisse capable d'autant fait rire et pleurer en même temps. On peut entrevoir quelque chose d'intéressant dans chaque membre de la famille mais j'ai probablement moins d'affinités avec Tommy ou Sarah. Je me suis vite attachée à Norah, j'adore sa relation avec Kevin ou avec Saul.

 

Je vais parler des personnages de façon très aléatoire, j'approfondirai peut-être un jour mais cet article est prévu depuis longtemps et je compte bien le poster aujourd'hui ! (aujourd'hui c'est la fête du travail, il ne faut pas trop m'en demander ! ! )

 

NORAH

C'est elle le coeur de la famille, elle n'est pas parfaite (parce que justement elle veut que tout le soit) elle est un peu étouffante mais malgré tous ses défauts on l'apprécie quand même. Elle a une relation particulière avec chacun de ses enfants, une histoire différente, des souvenirs parfois douloureux mais malgré tout c'est une famille qui s'entre-aide et qui ne peut se séparer.

Bref c'est une mère avec tous ces petits défauts qui nous énervent mais qu'on affectionne tout particulièrement.

 

Sa volonté de toujours faire apparaître la famille sous son meilleur jour est un élément récurrent, et finalement c'est lorsqu'ils sont vrais, et fragiles que les Walker sont le plus appréciés, c'est d'ailleurs ce que déclare Ryan, quand il découvre que cette famille est loin d'être parfaite, il se sent soulagé et prêt à les accepter.

Qui n'a pas rêvé comme Norah de tout quitter, d'avoir une autre vie, de partir à des milliers de km, des projets qui n'ont jamais eu vocation à être réalisés ? On aime s'imaginer ailleurs, on en parle comme si c'était sérieux mais le plus souvent, on ne prévoit pas réellement ce changement, ce n'est qu'une évasion.

 

KITTY

J'aime bien Kitty, elle n'oublie pas sa famille même si son accomplissement professionnel lui tient très à coeur. C'est un personnage fort, je ne suis pas toujours d'accord avec elle mais j'aime sa franchise, sa droiture et sa loyauté de plus elle ne juge pas les gens, donc oui Kitty fait partie de mes personnages préférés.

Warren... j'ai toujours été persuadée qu'il lui fallait quelqu'un comme lui (et surtout pas Jonathan aperçu au début de la série), sa relation avec Robert est pourtant très intéressante mais probabalement trop passionnelle ou conflictuelle pour durer. Cet homme qu'elle retrouve au parc (Alec) lui correspond mieux, d'ailleurs il est difficile d'en vouloir à Kitty car il semble qu'ils sont faits pour être ensemble même si leur relation est d'avance condamnée, trop précoce.

Quelque chose est brisé entre elle et Robert, difficile de blâmer l'un ou l'autre (comme Kevin on se rapproche de plus en plus du politicien...), mais encore une fois on les comprend. B&S est mâitre en la matière, raconter les histoires de couple, c'est un art et les scénaristes le maîtrisent.

Kitty évolue beaucoup, elle s'assagit, devient plus sereine, transforme une relation conflictuelle avec sa mère en une belle complicité, elle n'a donc plus rien à voir avec la jeune journaliste ambitieuse qui admirait son père et se moquait de Norah.

 

KEVIN

Kevin c'est le cynique, mais aussi le plus sensible. Sa relation avec son père était particulière, il se sentait toujours à l'écart des autres. Petite déclaration subjective sans argument : j'adore ce personnage !

Il est toujours celui qu'on appelle quand on a besoin d'aide, il est très protecteur envers sa famille. S'il est souvent réticent en voyant se préparer des réunions de famille, qu'il passe du temps à se plaindre et ronchonner c'est parce qu'il connaît bien ses proches et tente de les protéger.

 

SARAH

Sarah : on la sent toujours entravée entre ses devoirs, ses envies. Elle se plaint beaucoup mais craint finalement le changement.  C'est à la fin de la saison 3 qu'elle semble prête à affronter la nouveauté. Son divorce avec Joe a été lui-aussi assez bien mené.

 

TOMMY

Tommy, j'ai toujours senti que quelque chose clochait chez lui, lors de la S1 je l'aimais peu mais j'ai compris pourquoi ensuite. Et c'est dans l'épisode 21 de la saison 3 que je me suis mise à vraiment l'aimer alors qu'on ne le voit pas. Tommy n'a jamais trouvé sa place ni su qui il était. Ces doutes ont toujours été là. Sa relation avec son père,  très problématique ne trouvera jamais de réponse. Tommy est un perosnnage brisé, celui qui faisait le plus mine d'être normal chez les garçons Walker. Pourquoi a -t-il été relativement dur avec Justin ? Probablement parce que lui aussi était malheureux mais qu'il ne le montrait pas et que personne n'avait jamais pu le soupçonner.

Comme le dit Temperance Brennan dans Bones (oui oui on fait dans l'intersérialité) "Certaines personnes sont plus enclines à souffrir en secret."

Tommy est différent des autres Walker, il parle peu, n'est ps non plus très drôle, bien plus introverti jamais il ne se confiera ou avouera aller mal, jamais ses paroles ou ses actes ne seront le reflet de son coeur ou de son esprit tourmenté.Et pourtant il a su garder la face longtemps, affronter des évènements difficiles, sans aide contrairement à Justin. Tommy a une famille nombreuse mais il est le personnage le plus seul de la série, le plus impénétrable. je n'ai totalement compris cela qu'avec la saison 3. L'évolution du personnage est subtile et fascinante. Tommy, c'est l'intrus chez les Walker, Tommy il peut paraître le moins sympathique de la série parce qu'il joue un rôle. Se marier, avoir des enfants, fonder une entreprise, il est rentré dans le costume qu'on avait taillé pour lui, pour lui tout était question de survie, ce qui explique sa réaction face à Holly.

(Bon, il va de soi que la "fuite" de Tommy tombe un peu comme un cheveu sur la soupe puisqu'il semblait vouloir s'améliorer et qu'elle ne découle que d'éléments indirectement liés à la série, c'est-à-dire les déboires de Balthazar Getty avec les producteurs. )

 

JUSTIN Ah, Justin ! Un personnage brisé puis en reconstruction, donc forcément intéressant. Quand il a retrouvé un certain équilibre, on a pu le voir évoluer dans une relation amoureuse. Son addiction à la drogue, son premier retour de la guerre, son second départ...des intrigues riches et passionnantes.

 

REBECCA 

Rebecca devient adulte, elle trouve sa place dans la société, elle trouve son identité et gagne en stabilité, son passé mouvementé qui a été évoqué à quelques reprises demeure une ombre. Le personnage est relativement imprévisible...

 

JULIA

Elle est discrète mais c'est un des personnages qui a le plus souffert. Je n'ai pas d'affinité particulière avec elle. Le personnage n'a été vu que par rapport à son couple avec Tommy, celui-ci parti elle disparaît.

 

SAUL

Sa relation amoureuse, très discrète s'est quelque peu perdue dans le tumulte de la famille Walker. (saison 3) Ce personnage, relativement neutre est intéressant surtout juste avant son coming-out.

 

HOLLY

On peut penser qu'elle protège sa famille c'est-à-dire sa fille comme une louve, on peut la comprendre. Elle a vécu seule, elle doit s'imposer face aux Walker quitte à utiliser des méthodes peu orthodoxes mais à la fin de la S3 le personnage, individualiste et manipulateur affirme son statut de mouton noir, on est du côté des Walker ou on ne l'est pas. Rebecca, sa fille est différente, plus honnête mais Holly est un personnage antipathique.

 

LE PERE de REBECCA

Il paraît forcément sympathique face à Holly, mais le personnage est assez faible finalement, il suit le mouvement sans vraiment prendre de décision. (-->B&S est bien une série féministe ! )

 

Le couple le plus solide et équilibré est clairement Kevin/Scotty. Ce sont eux qu'on imagine aisément devenir de bons parents. Est-ce que cette stabilité peut leur nuir ? N'en ont-ils pas assez d'être le couple marié et rangé ? L'épisode 21, très "caliente" creuse la question avec le retour de Chad, l'ex de Kevin ! Finalement, nos jeunes mariés sont très bien comme ils sont...

 

On ignore encore si Brothers & Sisters sera renouvelée pour une sixième saison. Je n'ai vu moi-même que les trois premières, j'ai seulement entend dire que la cinquième était la moins réussie et qu'elle se terminerait sur un cliffhanger (hélas...) mais une chose est certaine : cette série me manquera terriblement quand elle s'arrêtera, peut-être est-ce une des raisons pour laquelle je préfère d'ailleurs la regarder lentement !

Je les aime les Walker, je les aime et je pense que chaque téléspectateur peut nouer des liens étroits avec ces personnages.

 

Pour conclure, une chanson que j'ai découverte dans la S1 de la série...

(Ici avec un montage vidéo sur la S1)

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 12:23

Parlons un peu de Bones aujourd'hui, de ce que j'aime dans cette série ou ce que trouve moins réussi.

Les premiers épisodes m'avaient donné l'impression d'une série policière sympathique mais ce n'était clairement pas un coup de foudre, le genre de série dont je pouvais manquer plusieurs épisodes. Mais j'ai suivi les diffusions de M6 et j'ai trouvé qu'elle s'approfondissait, lentement mais sûrement elle a gagné ses galons.

L'aspect anthropologique me plaisait beaucoup même si je trouve que la série s'éloigne désormais trop des os au profit des corps en décomposition. Pourquoi est-ce gênant ? Les dernières saisons misent sur ce point, cela devient même un motif de dérision, les personnages affichent une attitude plutôt détachée par rapport aux substances corporelles, ainsi le sérieux de la série, voire son réalisme en sont atteints. Elle a en effet connu un tournant avec l'arrivée de différents assistants dans l'équipe (Nigel Murray et cie) j'avais trouvé ce nouvel élan positif mais désormais la joyeuse bande me gêne un peu. La série est devenue un classique du cop-show et peut jouer avec le spectateur, on connaît les manies de chaque scientifique, les rituels du couple Booth/Brennan et chaque épisode semble célébrer ce joyeux petit univers, ce qui m'amène à penser qu'elle doit bientôt s'arrêter. J'aimerais encore une saison, sept me semblerait convenable mais plus serait excessif. Bien sûr, je serai triste à l'idée de quitter nos chères fouines je pense que le moment approche.

http://seriestv.blog.lemonde.fr/files/2009/06/l_bones_s4-sinew.1244551644.jpg

 

Mais revenons sur les aspects positifs de Bones. Eh bien la réponse va être simple puiqu'il s'agit justement de Temperance Brennan alias Bones ! Ce personnage associal, direct, sincère, honnête, cartésien, mais sensible me plaît beaucoup. Son intérêt ne réside donc pas seulement dans la relation qu'elle entretient avec son partenaire mais dans sa relation au monde. Bones le découvre peu à peu, elle doit faire des compromis sans sacrifier ses principes, ses valeurs personnelles. Cette évolution désormais stabilisée a été très bien menée.

Venons-en à l'atout majeur de la série : la relation entre Seeley et Temperance. Leur complicité, est au coeur de la série, les voir ensemble en signerait probablement la fin mais combien de temps cela peut-il encore durer?

 

Le centième épisode est entièrement consacré à cette question. La mise en scène est parfaite, on aurait presque l'impression que les flash back ont été tournés avant le pilote de la série... Il est perturbant de découvrir que les théories de Sweets s'effondrent, Hart Hanson nous montre qu'il mène le jeu, il dirige totalement le spectateur, il peut aisément briser nos illusions pour mieux les rebâtir ! J'avais un peu peur à l'idée qu'on nous enlève ce qu'on croyait acquis : la rencontre de Booth et Brennan mais la dernière scène est autant émouvante que réussie. (ce qui sera confirmé les épisodes suivants) Il faudra donc arrêter la série avant qu'elle ne perde en intensité, que ses dynamiques ne s'essouflent. Bref, au moment idéal...

http://bloodyselena.files.wordpress.com/2009/04/9.jpg

Dans la dernière saison, la relation Booth/Brennan s'inverse, il était amoureux d'elle, Temperance s'en est aperçue tardivement, elle l'a ignoré puis repoussé. Cette relation l'effrayait car elle ne se sentait pas prête à s'engager. Après le saut dans le temps d'un an il revient avec une jeune journaliste, Brennan sympathise avec elle, et semble heureuse pour son partenaire. Notre anthropologue est plus calme qu'avant, plus sereine puisque son passé n'est plus une ombre mais elle paraît également assez seule. Elle n' avait pas encore conscience, la saison précédente de son propre changement mais elle comprend la notion de famille, elle serait en mesure d'avoir une relation stable. Ainsi c'est à elle d'être en position d'observation (ou d'attente ?) et non plus à Booth qui a décidé de prendre son destin en main.

-Edit : Je n'ai pas encore vu l'intégralité de la saison mais l'épisode le plus marquant restera sans doute le neuvième. Le point pivot pour Brennan. "Mon univers entier vient de basculer mais j'arriverai à m'adapter." Un épisode bouleversant.

Brennan est triste, le vigile lui dit que c'est tellement mieux que d'être morte. Brennan a tant souffert qu'elle se protégeait avec une froide carapace, ainsi elle ne ressentait plus rien, une anesthésie de l'esprit ou des émotions. Cet épisode se consacre à son douloureux changement. On découvre pour la première fois Temperance en toute sincérité. Cet épisode correspond parfaitement à l'évolution du personnage à travers les saisons. Il me rappelle pourquoi j'aime la série et me permet donc de nuancer le reste de la chronique.

Le vigile est fascinant, on peut même se demander s'il est réel ou bien issu de l'esprit de Bones, on se souvient de Booth ayant vu en apparition un jeune soldat mort au combat... Bref ce vigile (interprété par Enroco Colantoni, qui jouait le papa de Veronica Mars) apparaît comme un guide.

 

Mais faisons rapidement le tour des autres personnages...

Une série s'attache beaucoup à la subjectivité, ainsi chaque téléspectateur peut nouer une relation avec certains personnages, les apprécier ou les détester. Personnellement, je n'ai jamais beaucoup aimé Camille. Son sourire a tendance à m'irriter mais ce n'est qu'un point de vue personnel, son prédécesseur avait quitté l'institut pour retourner à ses premiers amours : l'archéologie qu'on ne perd jamais totalement de vue. Oui, Bones est partie pendant un an pour se consacrer à la recherche, c'était un point positif ! De même Booth avait décidé de retourner dans l'armée, une idée que j'avais trouvé excellente. Dans la cinquième saison on revisitait les débuts de la série, débuts qui voyaient un statu quo bouleversé, des personnes qui n'étaient pas censées travailler ensemble apprennent à colaborer : des scientifiques, le FBI, une artiste. On dirait en sciences que les personnages sont revenus pendant un an à leur état initial mais il est évident qu'ils ne sont plus les mêmes, que les évènements qu'ils ont vécu les ont changés et ils vont le réaliser en rentrant à Jefferson. Fermons cette petite parenthèse pour revenir aux autres personnages ! Zack a quitté la série de façon marquante, devenu l'assistant d'un tueur en série cannibale il a été arrêté et dirigé dans un asile psychiatrique, il est étrange qu'on n'en reparle jamais, cette intrigue avait structuré de nombreux épisodes, une fois utilisée elle a été jetée et notre petit Zack oublié ! J'espère qu'on le retrouvera ne serait-ce qu'une fois...Son équivalent actuel est Nigel Murray mais cette encyclopédie vivante est plus ouverte sur le monde que Zachary.  Clark Edison est arrogant, insupportable, ce genre de personnage est souvent utile aux séries.

Angela est l'âme de l'équipe, c'est la seule non-scientifique, elle permet de ne jamais oublier l'aspect humain des affaires criminelles. Cette artiste, a elle aussi trouvé sa place dans l'équipe. Sa relation avec Hodgins, le "roi du labo" est très touchante, on aime beaucoup ce couple.

http://bones.edogo.com/wp-content/uploads/2008/08/hodgela.jpg

Je n'ai pas parlé de tous les personnages mais je vais quand même terminer avec le Dr Sweets alias "Lancelot". J'ai été ravie de son arrivée dans l'équipe, un psychologue était nécessaire. Le personnage est drôle, c'est vrai mais aussi assez intrigant. Il passe beaucoup de temps à essayer de comprendre les autres mais il parle finalement peu de lui. Quand Booth a tenté de retourner les rôles patient/docteur, ce fut un échec mais on sait que Sweets a passé son enfance dans des familles d'accueil. C'est un de mes personnages secondaires préférés, c'est pourquoi j'aurais aimé le voir plus longtemps seul, sans Daisy. Leur duo apporte de la fraîcheur à la série, c'est un élément comique, c'est certain mais on aurait pu s'en passer au moins une saison. Sweets mérite mieux que ce rôle, le personnage pourrait être davantage approfondi au cours d'intrigues feuilletonnantes ou non. C'est d'ailleurs ce qu'il manque à cette sixième saison, on n'a pas vraiment d'arc narratif à part la relation de Booth et la journaliste. Cela pourrait être l'occasion de s'intéresser à Sweets, ce qui n'est pour l'instant pas le cas, sauf lorsqu'il s'agit d'un prétexte pour apporter une note d'humour, c'est une déception pour moi.  Devant le succès, la série risque de tomber dans une caricature d'elle-même mais je fais confiance au créateur pour nous apporter un final digne de ce nom, en attendant les fouines vont devoir encore bosser un peu...

 

 

 

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