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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 11:09

Parfois, les choses dont tu as le plus peur sont celles qui te rendent le plus heureux. Norah à Justin Walker

(saison 4 épisode 10)

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 10:32

Bienvenue au merveilleux monde de la fac.

C'est l'histoire d'une étudiante en prépa qui a toujours aimé les lettres, qui ne se sent pas particulièrement attirée par les concours qu'on lui propose, qui aimerait découvrir la fac et qui après moult hésitations décide de franchir le pas et de quitter le rythme familier auquel elle s'était habituée. DM, khôlles,... comme en TS.

Je ne parlerai pas des difficultés administratives, des problèmes d'organisation liés à l'univers étudiant, vous en avez tous une idée je pense. Parlons donc du contenu-même des cours. On peut les diviser en deux catégories : ceux qui m'intéressent et les autres. Pour ces derniers, disons que je me suis fait une raison, pour réussir il suffit de se motiver par les premiers. Et c'est là que le hic arrive, un très gros hic. Oui, on est à la fin du premier semestre, et je me suis surprise à suivre avec attention tous les cours de littérature médiévale alors l'annonce de l'examen tombe : il s'agira d'une dissertation à faire chez soi. Puisqu'il en est ainsi on suppose donc que le professeur sera très exigeant,  puisqu'on vient de prépa, on met la barre encore plus haut, puisque le sujet nous intéresse on se lance à corps perdu dans cette dissertation, on n'en travaille pas seulement le contenu mais aussi le style, on se rappelle de tous les conseils engrangés dans sa vie d'étudiante et en quatre jours on achève cette fameuse dissertation. Après les partielles, plus ou moins réussis on a une certitude : celle d'avoir réussi la dissertation de littérature médiévale, c'est notre seule véritable fierté. Comment peut-on se réjouir d'avoir donné 3 définitions en linguistique ? (qui n'est d'ailleurs pas notre secteur de prédilection) Mais ici, on a la conscience de l'effort et du travail fait correctement, on a notre plan en trois parties si réputé et il tient debout, il ne me paraît pas bancal pour une fois ! Insensé d'avoir une telle confiance en une matière littéraire me direz-vous... Peut-être mais au fil des ans j'ai appris à m'estimer, et après un an en hypokhâgne je suis parvenue à un résultat acceptable : devinez ma note à 2 points près ! Je ne m'engage tout de fois pas dans cette voie car on est à la fac et on ne connaît pas ce microcosme ni ses professeurs ! Et on a bien raison. Les résultats des partielles tombent. Et c'est un 8 ! Je suis surprise, je ne comprends pas mais je dois attendre les vacances avant d'en parler au professeur. Or à la rentrée, elle est absente, plusieurs fois. (rien de surprenant vous connaissez le parcours du petit étudiant, il est semé d'embuches) finalement je parviens à récupérer ma copie mais je dois encore attendre pour lui en parler. Les deux premières pages ont été parcourues, les suivantes ne portent aucune mention. Un de mes premiers paragraphes a droit à ces mots, terriblement vexant et jamais rencontrés auparavant : bavardage. Mon introduction serait quant à elle trop longue. Pour le reste il ne s'agirait d'après l'appréciation que d'un copié-collé, ce à quoi le professeur répondra "Ah, il me semblait..."  Pour le principe je suppose, ma note sera remontée à 11 mais me laissera ce goût amer que je connais hélas, de mieux en mieux. Je n'aurai donc aucun avis sur le contenu de ma copie et ne devrait me contenter de ces trois points, trois points que mes camarades s'étonnent de voir bouder.  Mais oui, je devrais être heureuse j'ai trois points supplémentaires !

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:49

Cette fois, pas d'analyse ni vraiment de critique, juste un retour en douceur sur le blog, un retour en douceur sur... un film ? Peut-on dire que c'est un film ? Oui, peut-on qualifier The Tree of life de film ? Peut-on seulement le qualifier ? 

Les avis divergent à propos de cet ovni cinématographique, le seul élément dont on peut être sûr c'est qu'il ne laisse pas indifférent, on aime ou on déteste mais difficile de ne pas être marqué par lui.

http://www.enzian.org/images/uploads/tree_of_life_pitt.jpg

 

Ce film est démesuré par son ambition, sa longueur, c'est du Terrence Malick ! Il est donc très difficile d'en parler de le commenter, d'autant plus que le scénario est décousu et ce n'est pas un hasard, ce point en peut donc pas être retenu contre le film. Il s'agit de la vie que le réalisateur a tenté de capter, la vie dans son ensemble, celle qui nous dépassé, celle qu'on ne comprend pas. Inutile donc de vouloir comprendre le film parce que la vie elle-même est une énigme. On rejoint la dimension spirtuelle ou théologique de l'oeuvre, toutes ces questions sans réponse à Dieu. "Where were you ?" est récurrent, prononcé par plusieurs personnages. "Where were you ?" La religion ne peut exister sans cette question précise et Terrence Malick l'a compris.

En fait pour parler de ce film on peut se pencher sur tout ce qu'on ne comprend pas dans la vie, dans ce Tree of life.

La relation entre Jack et on père se veut terriblement problématique, ils s'aiment mais se déchirent, finalement ils se ressemblent. Le personnage de Brad Pitt est parfois violent ou détestable mais d'une complexité étonnante. Bref, il ne peut que vous rendre perplexe.

Il correspond à la nature, tandis que sa femme est la grâce. La dichotomie est fixée dès le début du film.

"There are two ways through life: the way of nature, and the way of Grace. You have to choose which one you'll follow."

Mr O'Brien regrettera son choix en perdant son travail, ses illusions. Tous ses choix avaient été motivés par cette certitude : ils étaient nécessaires. Il faut se battre pour obtenir ce que l'on veut, ne jamais renoncer... Quand il réalise que ça ne suffit pas toujours, son univers entier s'effondre. Puisque sa théorie n'est plus valable il ne peut plus vivre de la même façon. Si le film repose sur l'énigme de la vie, une réponse nous est tout de même donnée en écho à ses réflexions : le seul moyen de vivre est d'aimer. C'est la morale du film. Nous en tant qu'être minuscules ne pouvons rien maîtriser, comme le montre les images grandioses de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Comment comprendre un univers qui nous dépassé mais dont nous faisons pourtant partie ?

 

Certains peuvent penser que le film, où il est difficile de suivre le scénario et où les paysages prennent une grande part n'est qu'une succession de tableaux magnifiques, que ce n'est pas du cinéma. Mais ces tableaux sont portés par un mouvement perpétuel, celui de la vie, rien n'est jamais fixe dans The Tree of life, le spectateur est emporté dans les flots de la vie avec le vent, la mer, la rivière, la caméra qui glisse rapidement, s'agite, les personnages qui marchent souvent, courent, les volcans qui entrent en éruption, les cellules microscopiques... Tout n'est que mouvement dans The Tree of life, or le cinéma c'est du mouvement, par étymologie (en grec kínêma = mouvement). La Moldau de Bedrich Smetana est donc particulièrement bien choisi parmi la BO du film, le compositeur ayant voulu donner l'impression que l'on suivait le cours d'une rivière. (et on note que la BO originale est composée par Alexandre Desplat, non ce n'est pas négligeable ! )

Si le film peut paraître lent, si l'on se demande à plusieurs reprises si la fin est proche, ce n'est qu'à cause de notre regard qui, habitudé à la vitesse perd ses capacités de contemplation. Avec The Tree of life, il ne faut aucune attente particulière, il ne faut pas essayer de tout comprendre mais juste se laisser immerger dans le courant du film, juste se laisser porter par la rivière et accepter les images sublimes qui se révèlent à nos yeux.

http://2.bp.blogspot.com/-Nl3xMooExaU/TdgR2JQQukI/AAAAAAAASMY/wqo5jrtqRiA/s640/tree+of+life+blog.jpg

Le thème de l'arbre revient souvent, on ne l'oublie jamais. On peut penser par moments que l'on s'égare, mais pourtant on y revient toujours, je pense que tout est bien mieux maîtrisé qu'on ne peut l'imaginer. En fait The Tree of life est une sorte d'odyssée de la vie, une oeuvre monumentale, parfois incompréhensible, est-ce de la folie, du génie (je pense à l'apparition d'un dinosaure, je pense à la fin sur la plage, où l'on insiste davantage encore sur l'aspect spirituel, à la fin qui s'éternise), de l'excès ? Oui, c'est tout à la fois, c'est enivrant, c'est puissant, mystérieux, ça laisse perplexe, c'est étrange, inédit, percutant, virvoltant comme la vie et la mort mais surtout très poétique. Ce film est au cinéma ce que la poésie est à la littérature, The Tree of life est une ode à la vie mais le plus étrange est encore son réalisme. Cela peut venir des plans, de la mise en scène, des acteurs, du scénario qui nous immerge dans les souvenirs d'une famille, les souvenirs sont aléatoires et puissants, Proust en avait une conscience aigüe. Avec cette famille, on sourit, on pleure, on est mal à l'aise mais le film est tellement atypique, il nous surprend tellement qu'on ne sent pas son caractère fictionnel, juste un réalisme exacerbé doté d'une sensibilté étonnante devant la nature et la vie. Rien ne le résumera jamais mieux que le titre :

 

The Tree of life

 

Et si vous n'avez pas été sensible à la vue de ce petit peton, alors vous avez un coeur de pierre !

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 14:09

Mais quand la littérature fera-t-elle ses entrées sur le blog, vous demandiez-vous ! Mais l'année prochaine, grâce à nos amis des Plumes asthmatiques : Nicopompus et Serieseater. Et par la même occasion on redonne vie au blog, car vous avez pu vous en apercevoir, il était sur le mode pause depuis plusieurs semaines. Un manque de motivation, un petit passage à vide mais je pense que les articles vont revenir peu à peu. Oui et ce défi et ces petites échéances de lecture et de compte-rendu qu'on se fixe devrait m'aider à aller dans ce sens !

Voici la page où les modalités du défi sont expliquées. Très peu de contraintes, vous pouvez choisir les oeuvres de votre choix (une liste peut vous donner des idées sur le blog) pour ensuite les chroniquer ! L'idée est de se plonger dans la fantasy et d'y retrouver des inspirations antiques, ce qui correspond au thème du colloque qui aura lieu en juin 2012 à la Sorbonne.

 

Voici donc le squelette de mon planning, je l'ai prévu assez léger mais il pourra se développer au fil des envies (ou pas). Commençons doucement !

 

>La horde du contrevent, Alain Damasio

http://ifisdead.net/wp-content/uploads/livres/la_horde_du_contrevent.jpg

>L'affaire Jane Eyre, Jasper Fjorde

http://1.bp.blogspot.com/_nWBUfcdve2U/S7RdskM0_AI/AAAAAAAAAXc/d_R0-yMCJUg/s1600/l%27affaire+jane+eyre.jpg

> Atlantis, Pierre Bordage

http://www.noosfere.com/images/adaptations/je/je_atlantis-pc.jpg

>Histoire de Lisey, Stephen King

http://www.stephenking999.com/IMG/jpg/Lisey-2-2.jpg

Le défi tombe vraiment très bien, puisque j'avais prévu de retrouver l'auteur pendant les vacances. Une belle occasion de le faire !

 

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Published by Le veilleur - dans Je bouquine...
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:13

[Cette chronique est basée sur les trois premières saisons de la série. J'essaierai de ne pas faire trop long, je reviendrai sur la série lorsqu'elle sera terminée. ]

 

http://i41.tinypic.com/b3nd6s.jpg

 

Brothers & Sisters, c'est mon dernier coup de coeur en matière de séries américaines. Elle compte déjà 5 saisons et  :  oui, ça peut encore arriver je l'ai découverte à la télévision ! C'était il y a quelques mois sur TF1, grâce @Shoone_JS et @delromainzika que je remercie au passage ;) La chaîne a proposé une diffusion rapide, très rapide, de plus en plus... je ne l'ai évidemment pas suivie ! Non, j'ai pris mon temps et attendu d'en avoir vu assez pour vous en présenter une petite critique.

 

Mais avant  : La série s'inscrit dans une mouvance où les génériques d'ouverture sont extrèmement courts (cf mon top des meilleurs génériques...), mais B&S possède un magnifique "ending theme"pour sa mélodie...

 

 

 

Les thèmes de la série sont d'une grande diversité : politique, guerre en Irak, 11 septembre, homosexualité, travail, concurrence, la famille bien sûr, relations fraternelles, relation aux parents, mariage, adultère...

On peut les retrouver d'une génération à l'autre ce qui donne un relief notable à la série. (On se souvient de l'apparition de la mère de Norah et Saul, courte mais très drôle)

 

Les personnages auxquels je suis me suis attachée le plus rapidement (leurs intrigues sont les premières à être développées) : Kitty (au début de la série on célèbre son retour à la maison, la journaliste politique, républicaine quitte donc New York pour la côté Ouest)  Justin (qu'on découvre miné par ses souvenirs de guerre, son engagement avait bouleversé la famille) Kevin (à la vie sentimentale quelque peu dissolue, l'avocat vit pour son travail et accepte peu à peu son homosexualité) et Norah (aaahh Norah !).

 

Brothers & Sisters c'est la série par excellence, elle ne se rapproche en rien du cinéma. Les séries TV à la base on les aime pour voir des personnages évoluer et c'est précisément ce que les scénaristes de B&S nous proposent. C'est feuilletonnant, on a des disputes, des secrets et pourtant une fraîcheur, une intelligence qui la séparent des soap operas classique.

Mais pour moi la plus grande réussite réside en une alchimie parfaite : celle du drame intime et du drame familial. Traiter du groupe tout en se penchant sur l'être individuel n'est pas si fréquent et Brothers and sisters l'a réussi brillamment.

En fait c' est une des séries les plus humaines et touchantes que j'ai vue, on peut y étudier les relations entre les personnages autant que leur évolution personnelle, les deux sont bien sûr liés, ce qui va d'ailleurs nous orienter vers une question : leurs vies sont-elles dépendantes les unes des autres, comment parviennent-ils à trouver leur propre chemin tout en restant unis ?

Chacun aura sa réponse personnelle, chacun sera confronté à des doutes, chacun traversera plusieurs phases. Parfois ils s'éloigneront mais en pleine crise comme pour Justin, la maison maternelle retrouvera son rôle de refuge, de cocon familial.

Bref, B&S est la série la plus humaine que je connaisse, on n'a pas de gentil ou de méchant, seulement des personnages qui font des erreurs et malgré les affinités qu'on a avec les uns ou les autres on ne peut s'empêcher de les comprendre tout à tour. C'est le cas au départ de Tommy, c'est étrangement à cet instant que le personnage m'a le plus touchée, peut-être parce que ces êtres brisés, perdus sont toujours intéressants mais je n'ai pu que comprendre la réaction de Julia, sa femme. C'est là que réside la force et la complexité de la série. Il en va de même pour la relation entre Kitty et Robert, la séparation est traitée de façon très subtile...

Les situtations dans lesquelles sont les Walker laissent donc infinement perplexe, comme dans la vie on ne peut se prononcer sur ce qui aurait du être, on ne peut que constater, se réjouir, s'émouvoir ou s'attrister.

L'arrivée de nouveaux personnages pourrait facilement susciter un rejet de notre part au profit du clan Walker et les deux cas de figure nous sont exposés avec Rebecca et Ryan. Dans un premier temps celui-ci n'est pas tant perçu comme un intrus, on peut le trouver assez sympathique. Doués les scénaristes puisque qu'on réalise rapidement notre erreur !

(Bon Holy, on peut la comprendre...un peu, mais elle reste quand même très antipathique, il en faut bien une ! Mais à chaque fois que l'on trouve ses plans machiavéliques, un léger doute plane pourriant presque nous laisser nous radoucir envers elle.)

 

C'est la seule série que je connaisse capable d'autant fait rire et pleurer en même temps. On peut entrevoir quelque chose d'intéressant dans chaque membre de la famille mais j'ai probablement moins d'affinités avec Tommy ou Sarah. Je me suis vite attachée à Norah, j'adore sa relation avec Kevin ou avec Saul.

 

Je vais parler des personnages de façon très aléatoire, j'approfondirai peut-être un jour mais cet article est prévu depuis longtemps et je compte bien le poster aujourd'hui ! (aujourd'hui c'est la fête du travail, il ne faut pas trop m'en demander ! ! )

 

NORAH

C'est elle le coeur de la famille, elle n'est pas parfaite (parce que justement elle veut que tout le soit) elle est un peu étouffante mais malgré tous ses défauts on l'apprécie quand même. Elle a une relation particulière avec chacun de ses enfants, une histoire différente, des souvenirs parfois douloureux mais malgré tout c'est une famille qui s'entre-aide et qui ne peut se séparer.

Bref c'est une mère avec tous ces petits défauts qui nous énervent mais qu'on affectionne tout particulièrement.

 

Sa volonté de toujours faire apparaître la famille sous son meilleur jour est un élément récurrent, et finalement c'est lorsqu'ils sont vrais, et fragiles que les Walker sont le plus appréciés, c'est d'ailleurs ce que déclare Ryan, quand il découvre que cette famille est loin d'être parfaite, il se sent soulagé et prêt à les accepter.

Qui n'a pas rêvé comme Norah de tout quitter, d'avoir une autre vie, de partir à des milliers de km, des projets qui n'ont jamais eu vocation à être réalisés ? On aime s'imaginer ailleurs, on en parle comme si c'était sérieux mais le plus souvent, on ne prévoit pas réellement ce changement, ce n'est qu'une évasion.

 

KITTY

J'aime bien Kitty, elle n'oublie pas sa famille même si son accomplissement professionnel lui tient très à coeur. C'est un personnage fort, je ne suis pas toujours d'accord avec elle mais j'aime sa franchise, sa droiture et sa loyauté de plus elle ne juge pas les gens, donc oui Kitty fait partie de mes personnages préférés.

Warren... j'ai toujours été persuadée qu'il lui fallait quelqu'un comme lui (et surtout pas Jonathan aperçu au début de la série), sa relation avec Robert est pourtant très intéressante mais probabalement trop passionnelle ou conflictuelle pour durer. Cet homme qu'elle retrouve au parc (Alec) lui correspond mieux, d'ailleurs il est difficile d'en vouloir à Kitty car il semble qu'ils sont faits pour être ensemble même si leur relation est d'avance condamnée, trop précoce.

Quelque chose est brisé entre elle et Robert, difficile de blâmer l'un ou l'autre (comme Kevin on se rapproche de plus en plus du politicien...), mais encore une fois on les comprend. B&S est mâitre en la matière, raconter les histoires de couple, c'est un art et les scénaristes le maîtrisent.

Kitty évolue beaucoup, elle s'assagit, devient plus sereine, transforme une relation conflictuelle avec sa mère en une belle complicité, elle n'a donc plus rien à voir avec la jeune journaliste ambitieuse qui admirait son père et se moquait de Norah.

 

KEVIN

Kevin c'est le cynique, mais aussi le plus sensible. Sa relation avec son père était particulière, il se sentait toujours à l'écart des autres. Petite déclaration subjective sans argument : j'adore ce personnage !

Il est toujours celui qu'on appelle quand on a besoin d'aide, il est très protecteur envers sa famille. S'il est souvent réticent en voyant se préparer des réunions de famille, qu'il passe du temps à se plaindre et ronchonner c'est parce qu'il connaît bien ses proches et tente de les protéger.

 

SARAH

Sarah : on la sent toujours entravée entre ses devoirs, ses envies. Elle se plaint beaucoup mais craint finalement le changement.  C'est à la fin de la saison 3 qu'elle semble prête à affronter la nouveauté. Son divorce avec Joe a été lui-aussi assez bien mené.

 

TOMMY

Tommy, j'ai toujours senti que quelque chose clochait chez lui, lors de la S1 je l'aimais peu mais j'ai compris pourquoi ensuite. Et c'est dans l'épisode 21 de la saison 3 que je me suis mise à vraiment l'aimer alors qu'on ne le voit pas. Tommy n'a jamais trouvé sa place ni su qui il était. Ces doutes ont toujours été là. Sa relation avec son père,  très problématique ne trouvera jamais de réponse. Tommy est un perosnnage brisé, celui qui faisait le plus mine d'être normal chez les garçons Walker. Pourquoi a -t-il été relativement dur avec Justin ? Probablement parce que lui aussi était malheureux mais qu'il ne le montrait pas et que personne n'avait jamais pu le soupçonner.

Comme le dit Temperance Brennan dans Bones (oui oui on fait dans l'intersérialité) "Certaines personnes sont plus enclines à souffrir en secret."

Tommy est différent des autres Walker, il parle peu, n'est ps non plus très drôle, bien plus introverti jamais il ne se confiera ou avouera aller mal, jamais ses paroles ou ses actes ne seront le reflet de son coeur ou de son esprit tourmenté.Et pourtant il a su garder la face longtemps, affronter des évènements difficiles, sans aide contrairement à Justin. Tommy a une famille nombreuse mais il est le personnage le plus seul de la série, le plus impénétrable. je n'ai totalement compris cela qu'avec la saison 3. L'évolution du personnage est subtile et fascinante. Tommy, c'est l'intrus chez les Walker, Tommy il peut paraître le moins sympathique de la série parce qu'il joue un rôle. Se marier, avoir des enfants, fonder une entreprise, il est rentré dans le costume qu'on avait taillé pour lui, pour lui tout était question de survie, ce qui explique sa réaction face à Holly.

(Bon, il va de soi que la "fuite" de Tommy tombe un peu comme un cheveu sur la soupe puisqu'il semblait vouloir s'améliorer et qu'elle ne découle que d'éléments indirectement liés à la série, c'est-à-dire les déboires de Balthazar Getty avec les producteurs. )

 

JUSTIN Ah, Justin ! Un personnage brisé puis en reconstruction, donc forcément intéressant. Quand il a retrouvé un certain équilibre, on a pu le voir évoluer dans une relation amoureuse. Son addiction à la drogue, son premier retour de la guerre, son second départ...des intrigues riches et passionnantes.

 

REBECCA 

Rebecca devient adulte, elle trouve sa place dans la société, elle trouve son identité et gagne en stabilité, son passé mouvementé qui a été évoqué à quelques reprises demeure une ombre. Le personnage est relativement imprévisible...

 

JULIA

Elle est discrète mais c'est un des personnages qui a le plus souffert. Je n'ai pas d'affinité particulière avec elle. Le personnage n'a été vu que par rapport à son couple avec Tommy, celui-ci parti elle disparaît.

 

SAUL

Sa relation amoureuse, très discrète s'est quelque peu perdue dans le tumulte de la famille Walker. (saison 3) Ce personnage, relativement neutre est intéressant surtout juste avant son coming-out.

 

HOLLY

On peut penser qu'elle protège sa famille c'est-à-dire sa fille comme une louve, on peut la comprendre. Elle a vécu seule, elle doit s'imposer face aux Walker quitte à utiliser des méthodes peu orthodoxes mais à la fin de la S3 le personnage, individualiste et manipulateur affirme son statut de mouton noir, on est du côté des Walker ou on ne l'est pas. Rebecca, sa fille est différente, plus honnête mais Holly est un personnage antipathique.

 

LE PERE de REBECCA

Il paraît forcément sympathique face à Holly, mais le personnage est assez faible finalement, il suit le mouvement sans vraiment prendre de décision. (-->B&S est bien une série féministe ! )

 

Le couple le plus solide et équilibré est clairement Kevin/Scotty. Ce sont eux qu'on imagine aisément devenir de bons parents. Est-ce que cette stabilité peut leur nuir ? N'en ont-ils pas assez d'être le couple marié et rangé ? L'épisode 21, très "caliente" creuse la question avec le retour de Chad, l'ex de Kevin ! Finalement, nos jeunes mariés sont très bien comme ils sont...

 

On ignore encore si Brothers & Sisters sera renouvelée pour une sixième saison. Je n'ai vu moi-même que les trois premières, j'ai seulement entend dire que la cinquième était la moins réussie et qu'elle se terminerait sur un cliffhanger (hélas...) mais une chose est certaine : cette série me manquera terriblement quand elle s'arrêtera, peut-être est-ce une des raisons pour laquelle je préfère d'ailleurs la regarder lentement !

Je les aime les Walker, je les aime et je pense que chaque téléspectateur peut nouer des liens étroits avec ces personnages.

 

Pour conclure, une chanson que j'ai découverte dans la S1 de la série...

(Ici avec un montage vidéo sur la S1)

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:11
« Quand je tire mon archet, c’est un petit morceau de mon cœur vivant que je déchire. Ce que je fais, ce n’est que la discipline d’une vie où aucun jour n’est férié. J’accomplis mon destin. »
Monsieur de Sainte-Colombe dans Tous les matins du monde de Pascal Quignard
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 19:29

Cette citation est très connue, certes mais si belle qu'il fallait bien que je la poste une fois...

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 01:50
Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été.
Aristote
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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 19:13

Well, I guess I got tired of having this larger-than-life dream to compensate for my smaller-than-life life. Dawson

Disons que j'en ai eu assez de ce rêve surdimensionné qui ne servait qu'à compenser une vie, elle quelque peu sous-dimensionnée.

épisode 19 saison 3

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 23:35

Norah à ses enfants avant un repas de famille visant à présenter Ryan aux Walker...

Norah : Soyez gentils, ce soir faites l'effort d'être vous mêmes...

Kevin : Gentils ou nous mêmes, il faut choisir !

Episode 18, saison 3.

 

A voir aussi : Brothers and sisters, bienvenue chez les Walker !

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