Parce qu'être sériephile n'est pas une maladie, il faut en parler. >Critiques séries mais aussi cinéma. Musique, actualité... Stay tuned on Street smart with heart ! Je vous attends pour me contredire...ou pas !
Dans mon dernier article sur les génériques de séries TV, j'ai débuté par Mission impossible, ça m' a rappelé un exposé que j'avais fait en Terminale sur la série. Puisque rien ne se perd, en voici une partie !!
Genre : série d’espionnage
Le fil conducteur de Mission Impossible :
La série met en scène une équipe d'agents secrets américains, membres de l'IMF (Impossible Mission Force) à qui l'on réserve les missions les plus délicates. Chacun de ces espions est expert dans un domaine : maquillage, déguisements, mise au point de matériel très sophistiqué, ... Dans la plupart des épisodes, l'équipe intervient dans des pays, tous fictifs, d'Amérique latine ou d'Europe de l'Est. Leurs missions sont autant diverses que dangereuses : coups d'État, déstabilisation, manipulations, infiltrations, etc. Dans le contexte de la guerre froide, ils sauvegardent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés. Leurs opérations ne sont pas légales, c’est pourquoi le spectateur peut entendre à chaque nouvelle mission : « Si vous ou l'un de vos agents était capturé ou tué, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Bonne chance, Jim. » Leurs moyens sont incroyablement sophistiqués : sosies, acteurs, poupées de cire, fausse monnaie, mises en scène, électronique miniaturisée, imitation, déguisements, chirurgie esthétique,... Etant souvent infiltrés au cœur de régimes dictatoriaux, ils suscitent chez le spectateur la crainte que l’équipe soit démasquée.
Moteur de la série :
La série est devenue mythique et ce, grâce à plusieurs facteurs : un suspense novateur pour l’époque (diffusion du premier épisode en 1966) ainsi qu’une forme récurrente. La structure des épisodes était en effet toujours la même (mais la saison 1 constituait une période de recherche), cela permettait au spectateur de se repérer aisément grâce à différents codes propres à la série. Le film qui s’autodétruit, la musique de Lalo Schifrin sont ainsi gravés dans toutes les mémoires. Le suspense quant à lui, repose sur un scénario minutieusement élaboré qui fait de la série un pilier des films d’actions.
Thèmes abordés :
En pleine guerre froide, la série abordait principalement des thèmes politiques. Les dictateurs, criminels ou mafieux oppressaient de nombreuses personnes que l’équipe devait aider tout en restant dans l’ombre.
Fiche artistique : l’équipe
| Personnages
| Photos | Acteurs |
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Dan Briggs (succédé par le célèbre Jim Phelps dans la saison 2)
Le cerveau | |
Steven Hill (succédé par Peter Graves alias Jim Phelps) |
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Cinnamon Carter La charmeuse | |
Barbara Bain |
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Rollin Hand L’homme aux multiples visages | |
Martin Landau |
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Willy Armitage Willy les gros bras | |
Peter Lupus |
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Barney Collier Le spécialiste technicien | |
Greg Morris (on retrouvera son fil dans MI, 20 ans après) |
L'épisode 3 : Opération Rogosh
Résumé de l’épisode :
Imry Rogosh, dit « le Monstre » s’apprête à commettre un meurtre collectif de grande ampleur. Pour l’obliger à dévoiler ses plans, Dan Briggs orchestre une machination diabolique.
Rogosh est renversé par une voiture puis enlevé. L’homme qui était inconscient se réveille dans une cellule, on lui fait croire que des années ont passé, qu’il a perdu la mémoire et qu’il est revenu en Europe de l’Est, dans le camp soviétique. L’équipe de Mission Impossible monte alors, dans la fausse prison, un simulacre de procès, destiné à faire avouer le monstre. Ce dernier, accusé d’espionnage contre l’URSS va tenter de se disculper en prouvant le dédain qu’il a pour les Etats-Unis. Il vantera alors les nombreux crimes qu’il a commis dont celui de Los Angeles qui n’a en réalité pas encore eu lieu. L’équipe de Mission Impossible réussira-t-elle à l’empêcher ?
Les rôles des différents personnages :
Dan Briggs joue le rôle d’un faux ambulancier puis d’un avocat dénué de talent, il dirige en fait la machination avec brillo. Cinnamon Carter joue le rôle de l’ancienne secrétaire de Rogosh emprisonnée, elle fait parler le « monstre ». Rollin Hand est le procureur flamboyant du procès ainsi que le colonel factice que l’on pend. Barney devient un véritable ingénieur du son, c’est d’ailleurs une des ses nombreuses spécialités mais il doit également faire preuve de talents d’acteurs en jouant un voisin de cellule de Rogosh. Willy, quant à lui est un garde de la prison, attentif au moindre mouvement du criminel.
Fiche technique :
Créateur : Bruce Geller
Scénaristes : Robert Lewin, Ellis Marcus, Allan Balter, Woodfied, Heath… Pour Opération Rogosh : Jerome Ross
Réalisateur : Harry Harris, Kowalski, Marks…pour Opération Rogosh : Leonard J. Horn
Producteur : Barry Crane (et Joseph Gantman pour Opération Rogosh)
Monteur : Paul Krasny
Compositeur de la musique : Lalo Schifrin
Diffusion du premier épisode de la série : 17 Septembre 1966 sur CBS (en France sur l’ORTF en 1967)
Diffusion d’Opération Rogosh : 1er Octobre 1966
Nombre d’épisodes : 171 (de 50 minutes), soit 7 saisons
Studio : Paramount
A propos du scénario et du suspense :
Dans un premier temps, le spectateur est en pleine interrogation, il ne connaît pas le plan de Dan Briggs, ce n’est qu’au fur et à mesure qu’il comprend la machination. Un élément majeur de tension domine tout le long de l’épisode : la menace qui pèse sur les habitants de Los Angeles. Si l’équipe de Mission Impossible ne découvre pas où Rogosh a mis la bombe, ils mourront. Une autre crainte est présente : la découverte des actions de l’équipe par un complice du criminel qui rôde fréquemment autour des lieux. De plus, Opération Rogosh a lieu dans l’espace très fermé, oppressant que représente la prison. Tout cela contribue donc à un suspense diffus au cours des 50 minutes. De façon différente, les scénaristes ont conçu un élément de surprise vers la fin de l’épisode. Alors que l’on croît la fin proche pour Rogosh, ce dernier découvre la supercherie, le suspense reprend alors de façon brusque et atteint son apogée.
Les dialogues sont assez rares, d’où l’aspect pesant du singulier épisode, chaque mot compte, particulièrement lors du procès. Le regard est lui aussi primordial, il évoque en effet la tension et l’observation des personnages. Les bruitages accompagnés de quelques notes de musiques font remonter le suspense.
Temps du récit : chronologique, pas de flash-back, quelques ellipses.
Résumé de l’extrait :
Lors du « procès », Cinnamon Carter est appelée à la barre en tant que secrétaire de Rogosh. Elle doit réussir à le provoquer et à le faire parler, le plan qui semble se dérouler sans accrocs voit néanmoins un problème se profiler : un complice de Rogosh apparaît dans le bâtiment opposé. Les plans du procès sont entrecoupés par ceux de ce mystérieux homme qui charge un fusil. Dan Briggs qui est aux aguets l’aperçoit, l’équipe comprend qu’il veut tuer « le monstre » avant qu’il ne parle. Cinnamon quitte alors la salle. Dan Briggs se place devant la fenêtre tout en faisant diversion afin que Rogosh ne découvre rien. Heureusement, Willy parvient à intercepter l’intrus, Barney peut alors rentrer pour achever le procès en incitant Rogosh à parler.