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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 10:52

L'homme qui rit, un roman de Victor Hugo a inspiré un film américain de 1928 , or c'est ce film qui a donné l'idée de Joker dans les premiers comics  à Bill Finger. Ce Joker a été repris maintes et maintes fois mais magnifié par Heath Ledger dans The Dark Knight.

« Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles; comme à moi, on lui a mis au cœur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement. »

 

Film de 1928 réalisé par Paul Leni

 

 

Joker, c'est l'histoire d'un personnage qui vous glace le sang... Il fait ressortir vos peurs, bref l'incarnation de l'Adversité, celle que les super-héros ne peuvent pas battre. En effet Batman, ne gagne pas toujours...

Ce n'est pas un simple méchant, Joker lit en vous et connaît vos plus grandes peurs. Son sourire est le pire de tous, il me rappelle le clown de Ca, le roman de Stephen King. Un clown peut être pire que tous les monstres réunis. Joker fait perdre le sens de la réalité il n'a aucune valeur, avec lui la vie ou la mort n'ont plus de significations.

Joker, c'est un cynisme implacable, ce n'est pas un méchant parmi tant d'autres, ce n'est pas un simple personnage de film, c'est l'incarnation ou même l'allégorie du Mal. Ce personnage est fascinant autant qu'effrayant, on pourrait faire une thèse sur lui !

Définition du sociopathe :

Il s'agit d'un trouble de la personnalité qui caractérise les personnes antisociales et particulièrement celles pour qui les normes sociales sont ignorées et promptes, généralement à un comportement impulsif. Les personnes diagnostiquées comme sociopathes présentent des troubles liés entre autres à l'expression et au ressenti des émotions humaines aussi bien à l'égard d'autrui qu'a eux même. Concrètement ils ne peuvent ressentir aucune peur ou crainte à la possibilité d'une quelconque souffrance ou douleur physique.

Joker nous hantera toujours, il représente l'adversité c'est grâce à elle qu'on se rappelle qui on est.

"Il n’y a aucune intimité qui ne peux pas être pénétrée. Aucun secret ne peut être gardé dans le monde civilisé.La société est un bal masqué où tout le monde cach son vrai caractère et le révèle en se cachant."

RALPH WALDO EMERSON

 

Quelques lignes pour rendre hommage à l'acteur qu'on n'oubliera jamais. Heath Ledger

Une partie de moi se promènera toujours dans Brokeback mountain...

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:00

J'ai retrouvé cet exposé réalisé il y a deux ans pour mes cours d'option cinéma, j'ai pensé : pourquoi pas le mettre en ligne et rentabiliser l'effort ? Rétrospectivement (comme toujours en fait...), je trouve certaines tournures maladroites, certains aspects à approfondir, etc mais ce référent permet au moins de s'assurer de sa propre évolution. Je le laisse donc tel quel, à l'état brut sans la moindre retouche ! Mais si je revois le film, je pourrais éventuellement en présenter une nouvelle critique !

 

Fiche technique

 

Genre : Drame

 

  • Réalisateur : Clint Eastwood
  • Scénario : Paul Haggis, F.X. Toole
  • Producteurs : Clint Eastwood, Paul Haggis, Robert Lorenz
  • Musique originale : composée par Clint Eastwood (aidé de son fils Kyle Eastwood)
  • Directeur de la photographie : Tom Stern
  • Chef monteur : Joel Cox
  • Photographie : Tom Stern
  • Durée : 132 minutes
  • Budget : 30 millions de dollars
  • Dates de sortie :
    • États-Unis : 15 décembre 2004
    • France : 23 mars 2005

  

Synopsis

            Autrefois entraîneur de boxe réputé, Frankie Dunn dirige maintenant une petite salle d’entraînement avec son meilleur ami et confident, Scrap. Ils s’y occupent de boxeurs locaux tout en tentant de ne pas accumuler trop de dettes. Frankie est rejeté depuis longtemps par sa fille, il s'est peu à peu replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, il évite toute relation qui pourrait accroître sa douleur ou sa culpabilité. Scrap, quant à lui a toujours eu la sensation  que sa carrière de boxeur était inachevée. Elle avait effectivement pris fin après une blessure qui lui avait fait perdre l’usage d’un œil.
            C’est Maggie Fitzgerald, une jeune femme de 31 ans qui va bouleverser cette routine. La boxe est tout ce qu’elle a, pour elle, monter sur le ring signifie se battre pour la vie et gagner le respect des autres. Lorsqu’elle pousse la porte du gymnase de Frankie à la recherche d'un entraîneur, elle n'amène pas seulement sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves (la mort de son père, la pauvreté de sa famille, l’obésité de sa mère…) et une certitude absolue: elle combattra et entraînée par Frankie, elle concrétisera le rêve de sa vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande (en raison de son âge, de son sexe) Frankie se laisse convaincre par la détermination de Maggie. Au fur et à mesure des entraînements, une relation de complicité se créé entre eux, il réussit à faire d’elle une championne mais garde des réticences à ce qu’elle fasse des combats importants. Il suit en effet dans sa vie comme en boxe sa devise : « Toujours se protéger » De plus,  l’ombre du dernier combat de Scrap plane toujours dans son esprit…

 

Thèmes abordés :

           

Million Dollar Baby est adapté de la nouvelle la fille à un million de dollar tiré du livre Burn ropes (la brûlure des cordes) de l'ex-entraineur de boxe F.X. Toole mais la boxe n’est pas le seul thème abordé dans ce mélodrame, Clint Eastwood et Paul Haggis ont su apporter de façon élégante et pleine de simplicité des réflexions sur l’égalité des chances, le besoin de reconnaissance (qui mène ici à l’autodestruction) le fanatisme du public, les relations familiales, la foi chrétienne, la maladie, la vieillesse, la mort et bien sûr l'euthanasie.

 

"Ce qui m’a intéressé dans Million Dollar Baby, c’est le fait que ce ne soit pas vraiment une histoire sur la boxe. C’est une histoire d’amour entre une personne qui est perturbée par la relation non existante avec sa fille et qui trouve une sorte de fille de remplacement dans cette jeune femme.". Clint Eastwood

 

Le récit :

 

            Le spectateur vit l’histoire à travers les paroles du narrateur, Eddie (Morgan Freeman). Ses propos correspondent en fait à la lettre qu’il écrit à la fille de Frankie afin qu’elle sache qui est son père. Le récit se déroule sur à peu près deux ans et retrace l’arrivée de Maggie, son entraînement, ses débuts de championne et l’accident. Il n’y a donc pas de flash-back, seulement quelques ellipses qui séparent les instants les plus importants et marquants du film. Le long-métrage s’articule en trois parties qui semblent préparer l’accident de Maggie. La première annonce l’univers du film et la psychologie des personnages, la seconde est constituée de la tournée de tous les rings internationaux de Maggie et Frankie, la dernière débute à partir de l’accident de Maggie jusqu’à la fin du film.

 

Mise en scène, rythmes plastiques et montage :

 

            La mise en scène est très sobre mais aucun détail n’est laissé au hasard. Le jeu des acteurs laisse par exemple une grande place au regard qui en dit parfois bien plus que des dialogues. Hilary Swank a réalisé toutes les scènes de combat elle-même, elle n’a disposé que de 3 mois pour maîtriser les gestes des boxeurs.

         Les mouvements de caméra sont très fluides, ils ne s’attardent jamais sur le tragique. On a l’impression que le cadre glisse tout en suivant la narration d’Eddie, malgré les évènements qui se produisent. Ce sentiment est renforcé par les fondus au noir qui rythment l’histoire et qui sont succédés par des fondus enchaînés. On observe un ralenti lors du dernier combat de Maggie, le temps paraît figé.

            Cette efficacité dans la mise en scène est complétée par un travail esthétique remarquable. Les décors sont finement étudiés pour donner au film un caractère intemporel, ils permettent à l’éclairage d’exprimer toutes ses possibilités. Les jeux de lumière sont souvent utilisés pour créer des clairs- obscurs, globalement, les personnages évoluent dans la pénombre, cela participe ainsi à l’intrigue et à l’évolution des personnages. On peut donc qualifier Million Dollar Baby de film noir et ce dans tous les sens du terme, tant par les thèmes abordés que par la réalisation. Dans ce film technique et scénario se mêlent pour ne faire plus qu’un, les visages semblent découpés au pochoir dans les séquences de discussion à cœur ouvert, les corps sont décapités par les ombres comme des fantômes venus d’outre tombe donner des conseils à de fraîches recrues en passe de les rejoindre. Silhouettes noires se détachant sur des murs d’une blancheur éclatante lors des entraînements et autres escapades nocturnes. Halo de lumières autour des lettres retournées à l’envoyeur et du lit de Maggie laissant Frankie dans la pénombre, hors de porté de ses filles. Carrés lumineux et cadres de décors (portes, fenêtres, téléviseurs, cordes du ring) morcelant sans cesse les corps. En jouant fortement sur le contraste, la lumière devient un réel outil plastique allant parfois toucher les limites du noir et blanc. Un travail d’artiste maîtrisé de bout en bout par un acteur-réalisateur-producteur-compositeur hors norme.

La bande-son :
La musique : Les quelques notes de guitare et de piano se fondent parfaitement dans l’ambiance du film et sont capables de toucher l’homme au plus profond de lui-même de façon très simple.
Les bruitages : La plupart du temps, le seul bruit que l’on peut entendre est un silence assourdissant mais pendant les combats, les sons émis par les coups semblent décuplés tandis que la foule rugit en bruit de fond. Cela montre un décalage entre l’euphorie du public et ce que vivent réellement les boxeurs. Le narrateur évoque d’ailleurs cet écart en disant « Il y en a qui disent qu’ils aiment la boxe, ils ne savent pas de quoi ils parlent ».
Le générique :
Il dure environ 40 secondes. Les caractères blancs sont inscrits sur un fond noir, ils apparaissent un par un, lentement au rythme de la musique. (guitare) Enfin, le titre Million Dollar Baby reste à l’écran quelques secondes puis laisse place à un écran noir. Le bruit hors-champ de la foule retentit avant que l’on puisse distinguer en plongée le ring. Le récit commence seulement mais l’on est déjà plongé dans l’univers de Frankie, dans une douce tristesse, une histoire narrée avec pudeur et recul.
 
Extrait : Du début jusqu’à 03’38’’
La première fois que l’on voit Frankie c’est en plongée, lorsqu’il soigne Big Willie little mais à la fin du film, on peut remarquer qu’il est filmé en contre-plongée, cela suit l’évolution du personnage qui se réveille d’un long sommeil grâce à Maggie, il retrouve quelque chose qui s’était brisé en lui, le vieil homme apparaît non plus faible mais davantage en paix avec lui-même. D’ailleurs, le premier plan de Maggie est en contre-plongée, elle observe Frankie de haut, ces deux plans annoncent tout ce qui va se passer ensuite, c’est-à-dire la rencontre unique de ces deux individus en marge de la société. Malgré sa situation, Maggie est forte, déterminée alors que Frankie se sent usé, chacun va beaucoup apporter à l’autre.
L’histoire débute par un plan d’ensemble, les plans se resserrent ensuite sur le public et le ring, puis des gros plans apparaissent accompagnés de plans rapprochés taille. On pénètre dans l’histoire avec à la fois force et délicatesse.
« Petite, être dure, ça ne suffit pas. » Lorsque Frankie prononce ces mots, il se trouve avec Maggie dans un long couloir sombre. Cela peut être la métaphore du chemin qu’ils vont parcourir ensemble. La caméra s’arrête sur le visage de Maggie découpé dans l’ombre à la fin de ces quelques minutes. Cette image relativement énigmatique en dit long sur la suite, on peut y voir par exemple le reflet de la mort. C’est effectivement cette rencontre qui va sceller le destin de Maggie et de Frankie.

Ces premières minutes sont angoissantes, sombres et pesantes, elles contribuent à un suspense diffus qui atteindra son apogée lors du combat contre « l’Ourse bleue » Malgré les clés que les images nous donnent pour deviner le dénouement de l’intrigue, l’on est tout de même dans l’attente inquiète du dénouement, surtout après avoir vu le regard plein d’assurance de Maggie et les scènes violentes de boxe . Comme Frankie, l’on craint la blessure. La musique du générique a disparu, les hurlements du publique et le silence sont pesants, seule la voie d’Eddie nous guide à travers ce voyage.

 

Le message du réalisateur :             

 

 Malgré le fait qu’il y ait un narrateur, la focalisation est tout de même nulle, en effet un des derniers plans du film nous laisse imaginer où s’est retiré Frankie, or le spectateur est le seul à le savoir. Par l’intermédiaire de l’univers de la boxe, Clint Eastwood nous fait partager ses réflexions, ses tourments à propos de la vieillesse, de la religion, des relations père-filles…

Il approfondit ainsi des thèmes qu’il abordait déjà dans ses précédents films. Mais il remet  également en cause les fondements des Etats-Unis en s’attaquant de front à l’autre Amérique, celle des déshérités et des laissés pour compte trahis par toutes les valeurs traditionnelles sur lesquelles ce pays s’est construit : famille, religion, esprit d’initiative et de conquête qui doit selon le credo américain mener à la réussite individuelle.

 

Récompenses :

Aux Oscars :

·      Meilleur film

·      Meilleur réalisateur pour Clint Eastwood

·      Meilleure actrice pour Hilary Swank

·      Meilleur acteur dans un second rôle pour Morgan Freeman

Autres :

·      César du meilleur film étranger remporté en 2006

·      Golden Globe du meilleur réalisateur pour Clint Eastwood (2005)

 

 

"Mo Cuishle, my darling, my blood.”

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 18:21
Dimanche 17 octobre, France 2 diffusait L'Illusionniste avec Edward Norton et Jessica Biel. Ce film, s'il n'est pas un chef d'oeuvre possède un charme indéniable.
Il est sorti en 2006 (à ne pas confondre avec un récent film français du même titre)
On fera court, simplet et sans aucun argument valable : j'ai aimé !
En streaming avec Megavideo. ( vous connaissez probablement le système : après 72 minutes de visionnage vous devez attendre 52 minutes pour voir la suite. Sinon, il faudra payer un abonnement et accéder au merveilleux monde de l'illimité !)
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:16

L'acteur qui a toujours aimé écrire des nouvelles [ Il possède une image diamétralement opposée à celle d'Hollywood !  Et il ne se vante pas de ses activités intellectuelles, contrairement à Chad Michael Murray que certains médias -vous devinerez leur genre- ont comparé au héros de Prison Break. Points communs ? Référencés parmi les acteurs les plus sexys qui écrivent des nouvelles !! Il leur en faut peu à ces médias...] a décidé de passé derrière la caméra pour écrire le scénario d'un prochain film d'horreur. Le thème :  une adolescente vient de perdre son père, son oncle débarque chez elle avec de nombreux secrets de famille. Le film devrait s'appeler Stoker...

 

"L'idée a commencé à germer il y a quatre ans. J'aime dire que j'ai passé 4 ans à penser que je ne savais pas comment écrire un script et qu'alors, quatre années m'ont prouvé que j'avais tort." a affirmé W.Miller en riant

 

Avec Prison Break (ou ses derniers films très physiques) et son rythme intensif, un grand poids reposait  sur les épaules de l'acteur.

 

Cette période avec pour seul stresse le fait d'être assis devant un ordinateur pour écrire fut rassérénant.

"C'était frénétique mais un bon moyen d'écrire, et c'était plutôt physique. Mes épaules étaient constamment haussées et à force, j'étais épuisé par le simple fait d'être toujours assis dans la même position !"

Pendant ses études, il avait passé beaucoup de temps à lire les écrits des autres, lesquels l'ont inspiré pour ses propres histoires quand vint le bon moment.

Il a d'abord fait un essai pour le pilote d'une série animée (dans le même genre que Family guy) mais a découvert que c'était plus difficile qu'il ne le semblait.

"Il fallait être à la fois offensif et drôle. J'avais le côté offensif. L'humour ne marchait pas vraiment. "avoue-t-il.

Pour avoir plus de pratique, Miller réécrivit ses premiers scripts au lieu de consulter des méthodes sur le scénario.

"C'était comme démonter une voiture et rassembler les morceaux en espérant apprendre vous-même comment ça marchait." explique Miller.

"J'entretiens définitivement un profond respect pour l'écriture en tant qu'art et science. Je connaissais les règles en jeu mais j'ai vraiment mis longtemps à passer par dessus bord et voir ce que je pouvais faire."

Il lui reste encore du travail avant de vendre son scénario et espère pouvoir faire encore de nombreuses réécritures. Mais si le scénario n'était pas vendu ? Eh Bien, il n'accepterait de l'adapter que pour une scène de théâtre.

"Je sens que nous vivons à une époque où quand tu écris un scénario pour un film, ça devient un comics et un jeu vidéo et un show musical à Broadway et un spectacle sur glace. Maintenant tout ce que je veux est travailler avec un groupe de personne en qui j'ai confiance autant qu'on le peut dans le business, voir le film fait et bien fait et ensuite vous voir à la première. Je m'assiérai avec mon cornet de popcorn et serai, je l'espère agréablement surpris."

Et c'est tout ce qu'on espère pour le scénariste !

 

d'après Brian Truitt dans USA TODAY

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 16:00

J'ai parlé de la BO d'Indigènes, alors j'ai eu envie de retourner dans le désert et je me suis souvenue du Dernier vol.

Le film est sorti l'an dernier, le 16 décembre.

Réalisation : Karim Dridi

En 1933, l'aviatrice Marie Vallières de Beaumont apprend que son fiancé s'est écrasé dans le Sahara. L'aventurier tentait la traversée Londres/Le Cap en avion. Elle se rend dans le désert pour le retrouver, les soldats français l'accueillent mais refusent de l'aider. Finalement Antoine Chauvet, révolté contre le comportement de ses supérieurs face aux populations locales décide de partir avec elle. Marie sait qu'ils ne retrouveront jamais l'avion mais elle doit tout tenter et tenir sa promesse... 

 

 

Les critiques ont plutôt mal accueilli ce film, un long-métrage à l'état brut. Pour eux ce n'est qu'une absence (cf l'absence de l'aviateur disparu...), si l'on voulait inverser la critique, on pourrait parler d'un silence.

 

Je n'ai pas apprécié les premières minutes qui m'ont parues bien longues, on s'accroche alors jusqu'à la fin en attendant un élément déclencheur, une action qui vous réveillera de votre torpeur. C'est une erreur, si vous suivez ce raisonnement la fin du film vous décevra au plus haut point.

 

Mais à la fin j'ai réalisé que je m'étais coupée du monde pendant plus d'une heure, que le désert m'avait totalement enveloppée. Ce film est un genre inhabituel au cinéma, si rare qu'on ne peut pas l''apprécier immédiatement. Mais sa simplicité extrême, son montage absent ne le rendent pas inintéressant. Petite déception au niveau des dialogues... ce n'est effectivement pas la spécialité française !

 

 

A savoir : - c'est issu d'une histoire vraie

                  - les deux personnages principaux sont joués par Marion Cotillard et Guillaume Canet.

                  - Toutefois, n'attendez-pas une histoire d'amour... (certains auraient tendance à croire que le duo est le seul atoût du film, certes je n'ai retenu que leurs deux personnages mais le jugement me semble un peu trop catégorique)

 

Dans une interview Guillaume Canet raconte qu'il préfère les regards aux actions, aux baisers. C'est plus fort, plus subtile.  

 

Un réalisateur a dit qu'un scénariste devait poser des questions au lieu de donner des réponses. C'est le genre de film dont on ne sait pas quoi penser. En général si je suis perplexe à la fin du film, que l'ambiance ne me quitte pas avant plusieurs heures et que la BO (sans forcément être exceptionnelle) m'évoque encore quelque chose quelques mois plus tard...c'est un bon film. (CQFD)

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 21:00

Date de sortie : 27 septembre 2006

 

Réalisé par Rachid Bouchareb
Avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem

Long-métrage français, algérien, belge, marocain

Genre : guerre, drame, historique
Durée : 02h08min Année de production : 2006
Distributeur : Mars distribution

 


Je ne sais vraiment pas quoi ajouter sur ce film, car il se suffit amplement. (et je n'ai pas retrouvé les notes que j'avais prises il y a quelques années !)

 

- Historiquement c'est précis.

- Sociologiquement, je pense que c'est un travail honorable. (les travaux d'enquête préalables au film ont été réalisés très soigneusement)

- la bande originale est réussie, suffisamment discrète pour laisser place au silence quand il le faut et pour emmener le spectateur au bon moment. En l'écoutant vous retrouvez l'âme du film.

- Humainement ça ne fait pas dans le pathos mais c'est poignant.

- Le devoir de mémoire, on en parle tous mais ça a une vague connotation moralisatrice. Ce film n'est pas moralisateur mais : il aborde un pan de notre histoire qu'on a tendance à étudier très rapidement, ces soldats on sait qu'ils ont existé mais quels détails avons-nous ? Ce n'est pas une partie dominante du programme d'histoire... Bref, c'est comme si on permettait à ces soldats d'exister...à nouveau.  On pourrait penser connaître sur le bout des doigts cette guerre sur laquelle on a vu tant de reportages, on pourrait penser que ce fameux devoir de mémoire (comme une corvée nécessaire) a été réalisé, on pourrait penser que le temps passant elle s'efface et ne devient plus qu'une ombre. La grande réconciliation avec l'Allemagne est opérante, tout est fini. Et bien ce film nous montre que les cicatrices de l'histoire sont toujours là, ce film nous montre ce que devrait être réellement le "devoir de mémoire" Ainsi on crée tout un processus, d'abord un Vive la France teinté d'amertume ( des "indigènes" aux pieds noirs en Algérie...) et ensuite le début d'une réconciliation.

 

Un bel hommage aux acteurs oubliés de la seconde guerre mondiale...

 

tirailleurs algériens 

 

 

Définition :

 Indigène est un adjectif indiquant que des personnes, des coutumes ou des formes d'art sont nées dans le pays considéré (étymologie: du latin indigena, de indu forme renforcée archaïque de in "dans", et -gena "né de", de genere "engendrer"Un indigène est une personne qui est anciennement originaire d'un pays et qui en possède la langue, les coutumes et les usages, avec une connotation qui n'est pas raciale mais culturelle.

 (d'après mon ami Wiki)

 

Acheter la BO sur la fnac

 

Voici selon moi le meilleur reportage à propos d'Indigènes. A mi-chemin entre le film et la réalité.

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 15:56

Je peux enfin vous donner mon avis car j'ai vu Twilight : Hésitation. Et mon opinion n'en comportera pas. Le veilleur confirme qu'il s'est égaré lors du premier volet : mais où avais-je la tête? Le 2 m'avait déçu mais j'avais encore de frêles espoirs. Que nenni, ne tournons pas autour du pot : Twilight 3 est mauvais ! La première minute permet pourtant d'imaginer une agréable surprise, vous pourrez hélas l'attendre très longtemps ! Il est toutefois vrai que j'ai apprécié les cinq dernières minutes. Donc si l'on résume voyez l'extrême début et l'extrême fin afin de gagner un temps précieux! Ceci n'est pas un film à propos de vampires : pour cela il devrait soit être très subtil (ce qui n'est pas le cas) et ne jamais évoquer directement les monstres soit être vibrant, effrayant, sanglant. (Franchement, un vampire qui brille au soleil : vous y croyez? C'est un peu mièvre il me semble!) L'histoire d'amour elle-même s'essoufle et perd son intérêt. (celui que j'avais perçu lors de la rencontre de Bella et Edward) En revanche comprendre pourquoi Bella après de nombreuses tergiversations n'a pas choisi Jacob fut assez intéressant. C'est probablement la plus profonde des répliques que vous trouverez dans la saga.

  

 

"This wasn’t a choice between you and Jacob—it was a choice between who I should be and who I am. I’ve always felt out of step—like, literally stumbling through my life—I’ve never felt normal, because I’m not normal. I don’t want to be. I’ve had to face death, and loss, and pain in your world but I’ve also never felt stronger—like, more real; more myself—because it’s my world, too. It’s where I belong."

 

 Bella

 

 Un sujet qui traite de la différence, un sujet...largement approfondi dans mon dernier coup de coeur vampiresque : The Vampire Diairies!!!

  

Mais ceci est une histoire différente qui mérite une page spéciale. Je tiens d'ailleurs à remercier une amie qui m'a fait découvrir la série. J'ai un peu traîné, je l'avoue avant de m'y plonger mais un extrait m'a convaincu. Puis quand j'ai appris le nom des créateurs, je n'ai pas hésité une seule seconde!!!

  

Mais vous aurez la suite de cette aventure dans un prochain épisode.

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 14:50

C'est la sortie incontournable de la journée, vous ne pouvez pas sortir sans apercevoir une affiche qui martèle dans votre esprit sans cesse ces quelques syllables : HESITATIONS. Oui, j'hésite à me rendre au cinéma, pour me plonger dans une intense mélancholie ou nostalgie adolescente. Je n'avais pas spécialement envie de pénétrer dans la saga qui fait frémir les jeunes filles mais il y a quelques mois je me jetai dans la gueule du loup, le résultat n'était finalement pas si décevant... Quelques notes de piano, des gouttes de pluie, une histoire d'amour et un livre à lire pendant les longues soirées d'hiver. Bridget Jones aurait adoré! Les instincts cinéphiles ne peuvent cependant pas être contentés et l'on ne peut que constater les efforts des producteurs pour dévoiler les abdominaux des acteurs. Alors Twilight 3, sans en attendre autre chose, pourquoi pas? Furetons un peu parmi les rangs des critiques professionnels, qu'en disent-ils? Leur jugement est-il aussi impitoyable que lors des derniers chapitres? NON, les critiques sont étonnament surpris, je m'insurge, quoi! Ont-ils oublié d'aiguiser leur plume? Ont-ils reçu des pots de vin pour faire l'éloge, oui j'ose le dire du troisième volet de Twilight?! La réponse reste à venir et qui sait peut-êtreTwilight atteindra une nouvelle dimension. C'est donc une histoire à suivre. Si Harry Potter s'est dégradé (selon mon humble avis) Twilight pourrait bien s'améliorer! Une seule question pour les deux premiers tomes : s'ils sont si fidèles aux livres, ont-ils une fonction autre qu'économique? (le risque de l'adaptation : adapter = apporter la vision du metteur en scène, coller parfaitement au livre ne possède que peu d'intérêt puisque le les pages suffisent amplement, infiniment pour Harry Potter!!) Finalement les films sont bons dans la mesure où ils font rêver, comme toujours il est question d'un être tout à fait banal qui pénètre dans un univers extraordinaire et bien sûr d'une rencontre... Si dans notre monde Bella aurait poursuivi son existence sans péripéties particulières dans celui-ci une rencontre bouleverse sa vie. N'est-ce-pas ce que chacun attend secrètement, un signe du destin, une étincelle qui nous rend unique? Les adolescents découvrent la vie et le monde qui les entoure, leurs illusions se brisent mais Twilight leur apporte, par procuration une part de la vie dont ils rêvent. Twilight n'est donc pas un bijou cinématographique (vous vous en doutez bien mesdemoiselles...) mais bien une source d'évasion, au même titre que les best-sellers qui cotoient la littérature. Ne retrouve-t-on pas finalement une part d'Emma Bovary dans les fans de Twilight?... Je laisse la question ouverte et me retire étant donné l'heure tardive! (article rédigé vers minuit et posté le lendemain!!)

 

 

Edit : Mon verdict est tombé quelques semaines plus tard  mais c'est avec cette musique que je me rappelle le Twilight le moins ennuyeux : le premier volet.
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