Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 12:08

Ok, cette fois il est temps que je parle d'Aaron...

Il me faut toujours quelques jours ou semaines après un film ou un concert pour y revenir... Here I am !

 

Le concert :

 

Seule déception qui n'a rien à voir avec Aaron : je me suis placée  à côté des deux seules dégénérées de la salle : odeurs nauséabondes, hurlements hystériques et...le blasphème le plus odieux : des ricanements pendant U-turn Lily.  (vous imaginez bien que si j'avais eu une arme, un taser ou n'importe quel objet faisant l'affaire, vou auriez pu lire dans les faits divers : massacre lors d'un concert d'Aaron !) Mais peu importe parce que ce groupe c'est du rêve à l'état pur. Alors je me suis promis que j'y retournerai pour leur troisième album en espérant que cette fois, la chance soit avec moi... A moi de dégoter, je ne sais comment une place VIP^^

 

Aaron = Artificial animals riding on the Neverland. C'est la meilleure définition du groupe.

 

Comment dire ? Ca bouleverse le paysage musical français, quand on assiste à un de leur concert, on se demande juste : mais qui sont ces ovnis ? J'adore...

 

 

 

Depuis quelques années ce groupe  s'impose en France. Leur premier album avec la BO de Je vais bien ne t'en fais pas (je ne vous en ai pas parlé de ce film ? peut-être qu'il est trop beau pour être commenté car n'en doutez pas, c'est une merveille) U-turn Lily a marqué définitivement l'univers musical. Le risque était grand de décevoir les fans avec un deuxième album. Premièrement, on vous attend toujours au tournant après un succès, deuxièmement on peut supposer que l'inspiration générée au cours de plusieurs années est épuisée. Mais Aaron ne comptait décevoir personne... Dans ces moments, je suis heureuse d'être française et de trouver des univers qui me correspondent au sein de créations françaises. (héhé comme beaucoup je tourne au made in US, cinéma, séries TV, musiques...) Alors merci Aaron.

 

Mais le plus important : la musique

 

Celle-ci, elle me donne des frissons...
 

 

Cet album est plus rayonnant que le premier, je trouve qu'il est...énergisant ! Evidemment, toutes les chansons n'ont pas le même niveau, personnellement j'adhère peu à Birds in the storm, étrange puisque la chanson a donné le titre de l'album. Mais le bilan est positif.

 

La chanson qu'on n'oubliera pas...

 

 

Chronique des Inrock' : Je l'ai trouvée géniale cette analyse de JD Beauvallet. Je n'aurais pu mieux dire les choses.

 

On connaît l'histoire d'Aaron, elle aurait dû être sans lendemain : celle d'un groupe parisien fasciné par Radiohead ou Portishead qui, venu de nulle part, irriguait de sa mélancolie poisseuse comme miel la BO du film Je vais bien ne t'en fais pas en 2006. Fort d'un bouche à oreille enthousiaste, le premier album du groupe poussait encore plus loin ce miraculeux triomphe en 2007, dans un pays où, pourtant, comme le chante Dominique A, “le pathos agace".

Le duo, que l'on soupçonne d'intelligence supérieure, aurait alors pu se précipiter dans une suite logique, convenue, comme Archive par exemple le fait si bien, venant chaque année relever les compteurs avec son spleen vaporeux, sans aspérité, sans risque : la tristesse Ikea.

Mais il y avait des désirs d'ailleurs et de musique chez ces deux garçons sur le qui-vive. Aaron a disparu pendant deux années, pour ce que l'on ressent aujourd'hui comme un prodigieux travail d'additions puis de soustractions tout aussi maniaques : c'est au prix de cette gymnastique martiale que s'atteint, via le maximalisme, le minimalisme dans ce qu'il a de plus fulgurant, de moins austère.

Voici un album qui est à l'évidence passé par mille méandres, herses et fausses pistes avant d'atteindre cette béatitude, cette plénitude : un album qui sent le travail forcené sans jamais sentir la sueur, bel exploit. Car des chansons comme Rise ou Waiting for the Wind to Come ont beau ne s'appuyer, principalement, que sur une boîte à rythmes exsangue, une guitare comateuse, un chant plaintif, la profondeur de champ, les éclairages changeants et les signes discrets de grandeur en font des péplums, des odyssées vallonnées.

Une sorte de blues mutant, sous attaque, qui doit autant à la littérature de Cormac McCarthy, autre radin d'effets et d'affect, qu'aux expérimentations de Thom Yorke ou Massive Attack. Ce qui n'empêche pas le groupe, avec ce matériau ingrat, cagneux, aride même, d'offrir ici d'éblouissants feux de Bengale, comme les tubesques Seeds of Gold ou Inner Street. “Listen to the silence…", murmurent-ils : que ce son est beau.

 

JD Beauvallet

 

Voilà, cher lecteur vous avez pu regarder quelques minutes à travers ma lucarne, ma définition du blog. J'y étais réfractaire mais j'y prends goût...pour partager les siens c'est idéal.

Partager cet article

Repost 0
Published by Le veilleur - dans Musique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Street smart with heart
  • Street smart with heart
  • : Parce qu'être sériephile n'est pas une maladie, il faut en parler. >Critiques séries mais aussi cinéma. Musique, actualité... Stay tuned on Street smart with heart ! Je vous attends pour me contredire...ou pas !
  • Contact

Recherche

A la une sur Twitter

La critique est dans la boîte

http://cineclap.free.fr/match-point/match-point-a01.jpg  http://www.surfutile.org/images/the.truman.show.jpg
  http://www.magazine-audio.com/images/cinema/milliondollarbaby.jpg   http://www.cinemapassion.com/lesaffiches/La_jeune_fille_a_la_perle-20110106125047.jpg
  http://adcn.org/v2/wp-content/uploads/2009/11/pulp_fiction.jpg   http://www.festival-augenblick.fr/IMG/jpg/dasfremdeInmir_poster01.jpg
   

Côté séries...

 

http://www.telemoche.fr/wp-content/uploads/2009/11/monk.jpg http://images.doctissimo.fr/cinema-television/photo/hd/1587878158/vampire-diaries/default-14124694cd3.jpg
http://s.excessif.com/mmdia/i/97/4/merlin-saison-2-4809974adbrk.jpg?v=1 http://www.journaldugamer.com/files/2009/09/true-blood-affiche-min1.jpg
http://www.ncisfr.net/DVD/ncis_saison2_f.jpg

http://www.beaute-et-maquillage.com/wp-content/uploads/2010/05/90210.jpg


Street smart with heart- Tous droits réservés.

Les textes appartiennent à leur auteur et ne peuvent être reproduits sans son accord préalable.

Les photos et les images appartiennent à leurs auteurs et sont utilisées à titre illustratif et/ou informatif.